LA PROVOTÉ François

Né le 20 juillet 1816 à Pierrefaites, arr. de Langres (Haute-Marne) ; demeurant à Paris, 5, rue Beethoven (XVIe arr.) ; marié, père d’un enfant ; tailleur de pierres. Ancien militaire, il entra, en septembre 1870, lors de la formation de la Garde nationale, dans le 38e bataillon qu’il quitta en octobre pour faire partie du génie auxiliaire où il fut nommé sergent en mars 1871. Il ne fit aucun service sous la Commune, dit-il, et fut employé à tailler les arbres du Bois de Boulogne en avril ; du 12 mai au 8 juin il resta chez lui, malade, avec certificat médical. Mais il aurait été vu par des témoins, en uniforme, avec les galons de caporal puis de sergent ; il aurait dénoncé un sergent de ville, mais il le nia. Les renseignements recueillis sur lui étaient mauvais : paresseux, ivrogne, partisan très ardent de la Commune ; toutefois, il y avait quelques certificats en sa faveur. Incarcéré à Rochefort, il fut condamné, le 3 février 1872, par le 10e conseil de guerre, à la déportation dans une enceinte fortifiée et à la privation des droits civiques ; sa peine fut commuée, le 2 août 1876, en déportation simple ; docile, de bon esprit, il avait de bonnes notes à Nouméa (rapport du 29 juillet 1878) ; le 23 décembre suivant, sa peine fut ramenée à sept ans et demi de détention, puis remise le 15 janvier 1879. Il rentra par la Picardie.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article63330, notice LA PROVOTÉ François , version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 26 juillet 2009.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/744. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Louis Bretonnière, Roger Pérrenès, L’Internement des prévenus de la Commune à Rochefort, Nantes, Université Inter-Ages, 1995. — Notes de M. Cordillot.

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