JEANNERET Gustave

Né à Môtiers, Val-de-Travers (Suisse) en 1847 ; de nationalité suisse ; mort à Paris en 1927.

Gustave Jeanneret, frère de Georges — Voir ci-dessus — fit ses études à Neuchâtel. Doué pour le dessin, il apprit la gravure sur acier à Zürich, puis, en Alsace, le dessin industriel et la préparation de modèles pour papiers peints et étoffes. À vingt ans, il partit pour Paris. Républicain, il s’inscrivit, en avril 1870, à la Chambre syndicale des dessinateurs sur étoffes adhérente de l’Internationale — cf. Dict., vol. IV, p. 73.
Venu en 1870 à Neuchâtel prendre ses vacances d’été, il s’y trouva bloqué par la déclaration de guerre et y resta jusqu’en juillet 1871, date à laquelle il regagna Paris, muni d’un sac à double fond renfermant des passeports suisses destinés à faciliter l’évasion des Communards qui se cachaient encore dans la capitale. En février 1872, Jeanneret se rendit à Lyon où il travailla deux mois. De retour en Suisse, il devint secrétaire de la section de Neuchâtel de la Fédération jurassienne. Il regagna Paris en 1873 pour s’y adonner entièrement à la peinture. Dès lors ses idées évoluèrent et il ne prit plus une part active au mouvement ouvrier. Rentré dans son pays, il s’installa à Cressier, près de Neuchâtel, chercha à exalter le travail et la vie des humbles par de grandes compositions et de vastes fresques ; il resta très lié à James Guillaume.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article62326, notice JEANNERET Gustave, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 4 octobre 2019.

SOURCES ET BIBLIOGRAPHIE : J. Guillaume, L’Internationale, op. cit., passim. — P. Verneuil, Gustave Jeanneret, Neuchâtel, 1934, 56 p. — M. Vuilleumier, « La correspondance du peintre Gustave Jeanneret », Le Mouvement social, n° 51, avril-juin 1965.

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