HARASSE Charles, Émile

Né le 21 avril 1835 à Raon-l’Étape (Vosges) ; demeurant à Paris, 36, rue Balagny (XVIIe arr.) ; employé de commerce ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, père d’un enfant. Il vivait séparé de sa femme et en concubinage. Ancien militaire, il fut libéré avec le grade de sergent et, affirma-t-il, avec un certificat de bonne conduite.
Pendant le 1er Siège, il était lieutenant dans un corps franc des Volontaires de la Seine. Vers le 25 mars 1871, il entra dans la garde fédérée, fut nommé capitaine du 91e bataillon de la Garde nationale, puis élu commandant des compagnies de marche de ce même bataillon — Voir Jaclard. Le 25 mai, il était à Ménilmontant (XXe arr.) ; il abandonna son bataillon le 26 et se réfugia chez sa maîtresse, 22, rue Baudin (IXe arr.) ; il n’avait pas participé, disait-il, à l’insurrection ; il quitta Paris vers le 15 juin, y revint définitivement fin décembre, vécut sous un faux nom et fut arrêté le 16 avril 1872.
Le 6e conseil de guerre le condamna, le 13 juin suivant, à la déportation simple ; il arriva à Nouméa le 28 septembre 1873. Sa peine fut commuée, le 14 février 1878, en sept ans de détention, puis remise le 15 janvier 1879.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article61462, notice HARASSE Charles, Émile, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 3 septembre 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/767. — Arch. Min. Guerre, 6e conseil (n° 534). — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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