GUILLAUME Émile, Hippolyte (ou GUILLEAUME ?)

Né à Chaumont-sur-Loire (Loir-et-Cher) le 5 septembre 1830 ; mécanicien ; adhérent de l’AIT ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, père de sept enfants. Son nom est écrit Guilleaume sur l’extrait du casier judiciaire du tribunal de Blois, 21 mars 1879.
Il fut armurier pendant le Siège et sous la Commune de Paris au 240e bataillon de la Garde nationale. Pendant le 1er Siège, Guillaume avait fabriqué, pour le compte du maire Clemenceau, environ 8 000 bombes. En février 1871, on saisit chez lui, au cours d’une perquisition, une quinzaine de bombes dites Orsini. Guillaume avoua avoir procédé, sous la Commune, à l’arrestation de l’agent de police qui, dit-il, avait été à l’origine de la perquisition effectuée à son domicile. Guillaume avoua également avoir appartenu à la section de l’Internationale connue sous le nom de section du Cercle d’Études sociales — cf. Dict., t. IV, p. 53.
Le 4e conseil de guerre le condamna, le 12 septembre 1871, à la déportation simple et à la dégradation civique. En août 1870, il avait déjà encouru à Paris deux mois de prison pour cris séditieux.
Embarqué pour la Nouvelle-Calédonie le 13 juin 1872, arrivé à Nouméa le 2 novembre 1872, il fut gracié le 26 avril 1879.
Il fit le choix de rester de vivre sur place, puisqu’il mourut à Nouméa le 6 juin 1901.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article61216, notice GUILLAUME Émile, Hippolyte (ou GUILLEAUME ?), version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 22 août 2019.

SOURCE : Arch. Nat., BB 24/787, n° 705 (rapport à la Commission des grâces, 14 mars 1873). — Notes de Louis Bretonnière.

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