GOUHIER Charles, Étienne, Joseph, dit Caron de Brest

Fabricant de bijouterie de deuil ; marié, père de deux enfants ; membre de l’Association Internationale des Travailleurs.

Selon le dossier contumax, il serait né à Saint-Pol-sur-Ternoise (Pas-de-Calais) le 28 mai 1868. Il y a évidemment erreur. Une autre note indique 28 mai 1836. Mais il s’agit d’une seconde erreur, puisque le procureur de la république du tribunal de 1re instance de Saint-Pol faisait savoir, le 6 mai 1879, au garde des Sceaux qu’« aucun acte de naissance n’est applicable à Saint-Pol, de 1833 à 1842, au nommé Gouhier Charles ». Selon notre source suisse, il serait né en 1827 à Saint-Pol (Pas-de-Calais).
Ancien combattant de juin 1848 selon Vuillaume, Gouhier, militant blanquiste, administra en 1870 la Libre Pensée que dirigeait Verlet. La même année, il signa le texte intitulé Le Plébiscite et la Libre Pensée (Voir Place Louis, Joseph, Henri).
Il représenta le IIIe arr. avec Arnaud Ant. au Comité central de la Garde nationale après sa constitution définitive, le 15 mars 1871, et fit partie de la commission « Contrôle général et informations ». Il était délégué au 87e bataillon fédéré et aurait appartenu à l’Internationale.
Par contumace, le 6e conseil de guerre le condamna, le 25 janvier 1873, à la peine de mort. Il est noté qu’avant la Commune, il « s’occupait activement de propagande révolutionnaire ». Réfugié à Genève, il assista « aux conciliabules des réfugiés ». Il travaillait dans la fabrique de caractères en bois des frères Charles et Bonnet V. — Voir ces noms. Il aurait été expulsé antérieurement au 1er janvier 1873.
Le 27 novembre 1879, il lui était fait remise de sa peine.
En 1907, il était pensionnaire à la maison de retraite de Brévannes (Seine-et-Oise).

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article60741, notice GOUHIER Charles, Étienne, Joseph, dit Caron de Brest , version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 13 décembre 2015.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/862, n° 5147. — Arch. PPo., B a/431, pièces 786 à 791. — Procès-Verbaux de la Commune de 1871, op. cit. — M. Vuillaume, Mes Cahiers rouges..., op. cit., le fait mourir à Brévannes en 1904 (p. 468), en 1907 (p. 66). — L. Descaves, Philémon..., op. cit., pp. 302-321. — Arch. fédérales (Berne). Flüchtlinge, carton 53.

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