GIROD Charles, Émilien

Né le 30 juillet 1844 à Ville-sous-la-Ferté (Aube) ; menuisier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire. Il avait été condamné, en 1869, à six jours de prison pour coups volontaires. Ancien marin des équipages de la flotte, il fut libéré en juin 1869, avec un certificat de bonne conduite ; il avait fait la campagne contre la Prusse dans les francs-tireurs Lafont-Mocquart.
Le 18 mars 1871, il entra comme sous-lieutenant au 223e bataillon de la Garde nationale ; vers le 20 avril, il succéda au commandant Duprat dans le commandement des compagnies de guerre de ce bataillon — Voir Jaclard. Au début d’avril, il resta huit jours de garde porte Bineau ; le 13, il alla à Neuilly ; il n’aurait plus pris part à la lutte à partir du 20 mai.
Le 3e conseil de guerre le condamna, le 27 septembre 1871, à la déportation simple. Il fut mal noté en Nouvelle-Calédonie. Il épousa à la colonie une femme condamnée à la réclusion et qui « mène une mauvaise vie ». Il fut gracié le 29 mai 1879, mais resta sous le coup d’une condamnation à cinq ans de prison et cinq ans de surveillance pour avoir contribué, le 17 mai 1875, à une évasion. Il rentra par la Creuse.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article60489, notice GIROD Charles, Émilien, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 28 juillet 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/757. — Arch. PPo., listes de contumaces.

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