GILLET Nicolas, Victor

Né le 16 septembre 1821 à Bras-sur-Meuse (Meuse) ; demeurant à Paris 49, rue d’Allemagne (XIXe arr.) ; tonnelier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, père de deux enfants. Ancien militaire, il entra comme lieutenant dans la 7e compagnie sédentaire du 230e bataillon lors de la formation de la Garde nationale. Il fut nommé capitaine dans le courant d’avril 1871. Il n’assista à aucune sortie et, du 14 au 22 mai, resta à l’Hôtel de Ville, puis chez lui jusqu’au 24, et alla ce jour-là à la barricade du pont d’Allemagne où il resta jusqu’au 26. Il sortit de Paris le 27 par la porte de Romainville et fut fait prisonnier par les Prussiens. Livré aux troupes de Versailles le 28, il fut incarcéré à Rochefort.
On recueillit sur lui des renseignements favorables. Le 9e conseil de guerre le condamna, le 11 mars 1872, à la déportation simple et à la privation de ses droits civiques ; il arriva à Nouméa le 4 mai 1873. Le 4 janvier 1877, sa peine fut commuée en six ans de détention, puis remise du reste lui fut accordée le 5 novembre 1877 ; il rentra par le Tage.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article60383, notice GILLET Nicolas, Victor, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 18 juillet 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/756 et BB 27. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Louis Bretonnière, Roger Pérennès, L’Internement des prévenus de la Commune à Rochefort, Nantes, 1995. — Notes de M. Cordillot et de Louis Bretonnière.

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