GARBE

Ferblantier, membre de l’Internationale, il représenta la Société des Ferblantiers de Paris au deuxième congrès de l’AIT tenu à Lausanne en septembre 1867. Il habitait aux Batignolles, 65, rue de Lévis, XVIIe arr.
Avec Murat, il fit partie de la commission de cinq membres chargée d’étudier la troisième question ainsi libellée mise à l’ordre du jour du congrès : « Les efforts tentés aujourd’hui par les associations pour l’émancipation du quatrième état (classe ouvrière), ne peuvent-ils pas avoir pour résultat la création d’un cinquième état dont la situation serait beaucoup plus misérable encore ? — La neutralité ou réciprocité considérée comme base des rapports sociaux. Équivalence des fonctions. Solidarité. — Sociétés ouvrières. »
César de Paepe fut rapporteur de la commission qui déclara essentiellement : « Pour obvier à la formation de ce quatrième et de ce cinquième état », « il ne suffit pas de mettre en pratique, même les plus purs principes de justice d’une façon isolée [...], il faut absolument employer des mesures générales, de ces mesures qui s’appliquent de prime abord à l’ensemble de la société, qui fassent immédiatement sentir leur action sur toute la collectivité sociale. »
Délégué studieux, Garbe ne manqua pas un seul appel sur les quinze qui furent faits.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article59869, notice GARBE , version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 26 juillet 2009.

SOURCE : La Première Internationale (J. Freymond), op. cit.

Version imprimable Signaler un complément