GARANTIÉ Prosper, Étienne, François

Né à Metz (Moselle) aux environs de 1828 ; menuisier. Durant la Commune, il fut délégué au Comité central de la fédération républicaine de la Garde nationale et capitaine à la 3e compagnie du 105e bataillon. Il fut arrêté sur l’ordre de Cluseret : le 105e avait mis l’École militaire au pillage et refusé, le 13 avril, de marcher à l’ennemi faute de cartouches. Urbain défendit « le seul bataillon républicain du VIIIe arrondissement ». Garantié avait été blessé le 14 avril en combattant à Neuilly. Le 22 avril, il comparut devant la cour martiale en compagnie de onze autres officiers ou gardes. Faute de charges suffisantes, il fut acquitté. Voir Witt J.-B.
Le 5e conseil de guerre le condamna par contumace, le 31 juillet 1872, à la déportation dans une enceinte fortifiée. Réfugié, croit-on, en Belgique, il fut amnistié en 1879.
Y aurait-il identité ou parenté avec Garantié François ?

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article59866, notice GARANTIÉ Prosper, Étienne, François , version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 26 juillet 2009.

SOURCES : Arch. Min. Guerre, 5e conseil. — Arch. PPo., listes de contumaces. — P. V. Commune, op. cit., séance du 24 avril. — Arch. Gén. Roy. Belgique, dossier de Sûreté, n° 345921 (en 1880.

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