GAILLARD Auguste [GAILLARD Gustave, Napoléon, dit Auguste]

« Fils adultérin du nommé Gaillard, chef des barricadiers de la Commune » et de Marie Cortès ; né à Nîmes (Gard) le 1er juin 1847 ; peintre sur porcelaine ; graveur. Capitaine adjudant-major des barricades durant la Commune de Paris ; membre, semble-t-il, de l’Association Internationale des Travailleurs (« cela paraît probable », cf. dossier contumax).

Il habitait, en 1871, 56, rue de Belleville, à Paris, XXe arr. ; il était célibataire.
Par contumace, le 16e conseil de guerre condamna Cortès, le 18 octobre 1872, à la déportation dans une enceinte fortifiée.
Le dossier contumace porte sur ce révolutionnaire l’appréciation suivante : « Cortès, autrement dit Gaillard fils, passe pour partager les opinions de son père qui s’est fait l’apôtre du communisme et du socialisme ». À la fin de l’Empire, ils fondèrent un journal éphémère, Les Orateurs des Clubs. Le 14 novembre 1868, à Paris, Cortès avait été condamné à un mois de prison et 150 f d’amende pour « manœuvres à l’intérieur dans le but de troubler la paix publique ou d’exciter à la haine et au mépris du gouvernement de l’Empire. » Il avait déclamé un poème antibonapartiste sur la tombe de Baudin au cimetière Montmartre.
Après la Commune, il se réfugia à Genève.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article59735, notice GAILLARD Auguste [GAILLARD Gustave, Napoléon, dit Auguste], version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 2 septembre 2019.

ŒUVRES : Dessinateur et poète, il a publié sous le nom de Gaillard, Mes pensées, Le goût du jour. Morte perdue, Nîmes, 1868, in-8°, 8 p., Bibl. Nat., Ye 43.430. — Secrétaire de rédaction de L’œil de Marat, Moniteur des XIXe et XXe arr. Adhérant à la Ligue républicaine, 2 n°s, 29 nov.-2 déc. 1870. — Poésies de l’exil. Le Peuple, la Commune, Versailles, Genève, 1872, in-8°.
En collaboration : Les Proscrits français et leurs calomniateurs..., Genève, 1880, 38 p ; I F H S.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/855, n° 1864. — L. Descaves, Philémon..., op. cit., pp. 196-197. — La Comune di Parigi (G. Del Bo), op. cit. — M. Dommanget, Blanqui et l’opposition révolutionnaire..., op. cit.

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