FRAISSE Jean

Né le 2 juillet 1847 à Massiac (Cantal) ; demeurant à Paris ; brocanteur ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, sans enfant. Pendant la Commune de Paris, il appartint à la 3e compagnie du 185e (ou 187e ?) bataillon — VIIe arr. — avec grade de capitaine, obtenu aux élections du 30 mars 1871. Au début d’avril, il alla avec sa compagnie au plateau de Châtillon, puis au fort de Bicêtre où il resta quinze jours. Son bataillon occupa ensuite la barricade de Villejuif, puis celle de Gentilly jusqu’au 25 mai ; il rentra alors à Paris et se cacha ; il partit le 26 pour la Haute-Loire, et fut arrêté à Paulhaguet le 8 juillet 1871, chez son beau-père.
Il avait une mauvaise réputation dans son quartier. Le 5e conseil de guerre le condamna, le 26 janvier 1872, pour participation à l’exécution des Dominicains d’Arcueil, à la déportation dans une enceinte fortifiée et à la privation de ses droits civiques. Il arriva à Nouméa le 5 novembre 1872. Puis sa peine fut commuée, le 27 juin 1876, en déportation simple — conduite « passable », moralité « bonne » — et totalement remise le 11 mars 1879. Il rentra par la Loire.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article59492, notice FRAISSE Jean, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 21 juin 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/738, BB 27 et C 2885. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — J.O. Commune, 23 mai 1871 : remboursements opérés par les payeurs de la Garde nationale. — Note de Louis Bretonnière.

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