FIECHTER Henri

Né le 11 septembre 1836 à Paris ; y demeurant, 42, rue Polonceaux (XVIIIe arr.) ; doreur sur bois ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire ; ancien militaire. Pendant le 1er Siège et sous la Commune de Paris, il fut fourrier dans la 6e compagnie de marche du 64e bataillon de la Garde nationale. Le 17 mai 1871, il fut nommé sergent-major ; il alla à Issy du 2 au 6 mai ; le 18 mai, il était à Auteuil ; le 20 mai, il fut blessé légèrement par l’éclatement de son chassepot. À Paris, en allant relever un blessé à la barricade de la rue Cavé (XVIIIe arr.), il reçut une balle et on le transporta dans une ambulance, rue Gessin, puis rue Condorcet où il resta jusqu’au 13 juin. Il fut ensuite incarcéré à Rochefort.
On recueillit de mauvais renseignements sur sa conduite et sur sa moralité (?). Le 7e conseil de guerre le condamna, le 28 février 1872, à la déportation simple. Il arriva à Nouméa le 28 septembre 1873. Il obtint la remise de sa peine le 15 janvier 1879.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article59096, notice FIECHTER Henri, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 31 mai 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/752 et BB 27. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Louis Bretonnière, Roger Pérennès, L’Internement des prévenus de la Commune à Rochefort, Nantes, 1995. — Notes de M. Cordillot. — Notes de Louis Bretonnière.

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