FABRE Joseph, Marius, Charles

Commissaire de police au quartier des Arts et Métiers, Paris, IIIe arr., sous la Commune.

Avant 1870, il avait subi deux condamnations : l’une à deux ans de prison par un conseil de guerre, l’autre à une peine identique par la cour d’assises pour faux. Pendant le Siège de Paris, il fut lieutenant d’un corps franc de l’Ile-de-France ; il rentra à Paris le 28 janvier 1871. Il refusa plusieurs postes offerts par la Commune (gouverneur du fort d’Ivry, comptable aux chemins de fer) et accepta finalement, poussé par le besoin, dit-il, celui de commissaire de police.
On lui imputa l’apposition des scellés chez un notaire, rue Meslay, IIIe arr. ; celui-ci témoigna d’ailleurs de sa correction. Un fils de Joseph Fabre servait dans l’armée de Versailles. Le père fut condamné, le 23 juillet 1871, par la 10e chambre du tribunal correctionnel de la Seine, à trois ans de prison « pour usurpation de fonctions publiques ».

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article58777, notice FABRE Joseph, Marius, Charles, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 23 mai 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/770, état n° 1 d’individus condamnés. — Gazette des Tribunaux, 23 juillet 1871.

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