ESBILLE Ernest

Né le 1er janvier 1845 à Saint-Hilaire — qui peut être soit Saint-Hilaire-lès-Cambrai, soit Saint-Hilaire-sur-Helpe (Nord) ; demeurant à Paris, rue de Lourmel (XVe arr.) ; chaisier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Se disant marié et père d’un enfant en bas âge (ailleurs on dit qu’il n’était pas marié). Il avait subi quatre condamnations : en 1861, huit jours de prison pour vol ; quarante jours de prison, également en 1861, pour coups et rébellion ; en 1868, un mois de prison pour coups et abus de confiance, et trois mois de prison pour vol.
Il était simple garde dans une compagnie de marche du 45e bataillon de la Garde nationale lors du 1er Siège de Paris. Il continua son service après le 18 mars 1871. Au début d’avril, il alla à Châtillon et fut fait prisonnier le 4 avril. Il appartenait à un bataillon qui avait peu de sympathie pour la Commune. D’où, sans doute, la mention « renseignements satisfaisants ».
Le 20e conseil de guerre le condamna, le 6 février 1872, à la déportation simple. Détenu un temps à Quélern, il fut noté pour son indiscipline. Le 5 octobre 1875, il fut condamné, par le 1er conseil de guerre, à un mois de prison et à 5 f d’amende pour outrages par gestes et menaces envers des agents de la force publique et ivresse sur la voie publique. Il fut réintégré à l’île des Pins, le 27 septembre 1875. En 1879, sa peine fut commuée en cinq ans de bannissement et il rentra par le Navarin.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article58679, notice ESBILLE Ernest, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 20 mai 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/754 et 770. — Arch. PPo., listes d’amnistiés.

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