DEVICK Jean-Baptiste

Citoyen belge né le 21 novembre 1840 à Bruxelles ; forgeron ; communard.

À la fin de l’Empire, il était employé à l’Arsenal de Paris. Il s’engagea dans le 78e bataillon de la Garde nationale durant le premier siège. Élevé au grade de sergent, il fut rétrogradé parce que belge en dépit de ses protestations auprès du commandant Herpin-Lacroix.
Il continua son service après le 18 mars 1871, d’abord dans son quartier, puis à Vanves. Lors des derniers jours de la Commune il se fit porter malade, et le 22 mai, il jeta son fusil et ses cartouches dans la rue peu avant l’arrivée des troupes régulières. Il fut néanmoins arrêté le 23 et emprisonné. Après avoir passé 16 mois sur les pontons de Brest, il fut finalement acquitté le 22 avril 1872 par le 7e conseil de guerre.
Un rapport de la police bruxelloise indique toutefois que Devick aurait joué un rôle plus important que ce qu’il avait bien voulu admettre, ayant notamment servi comme lieutenant au 78e fédéré.
Jean-Baptiste Devick était en 1877 ouvrier maréchal-aspirant fontainier à la ville de Bruxelles.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article57574, notice DEVICK Jean-Baptiste, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 18 avril 2019.

SOURCE : F. Sartorius, J.-L. De Paepe, Belges ralliés à la Commune de Paris, Bruxelles, Ferraton, 1985. — Notes de M. Cordillot.

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