DE METTER François, Sylvestre (ou DEMESSER, ou DEMETTER ?)

Né à Bruges (Belgique) le 31 décembre 1842 ; ouvrier cordonnier ; communard.

Soldat à la Légion étrangère, il avait fait la campagne du Mexique ; il passa à la Commune en 1871 et la servit au 87e bataillon fédéré avec grade de lieutenant. À plusieurs reprises il se distingua au feu, et fut cité à l’ordre du jour de son bataillon. Le Brugeois se montra particulièrement bon pointeur en réduisant au silence, au cours de duels d’artillerie, plusieurs pièces adverses. Le 24 mai, au cours des combats de la Semaine sanglante, François De Metter fut blessé d’une balle dans la cuisse rue Saint-Martin, à la hauteur de la rue aux Ours. Il faisait à ce moment des signaux avec un fanion rouge et s’avançait seul. Il fut alors recueilli et soigné par un de ses amis communards nommé Delrue. Lorsque ce dernier fut arrêté, François De Metter fut transporté dans un hôpital. Il réussit dans un premier temps à égarer les soupçons, et il ne fut lui-même arrêté qu’en avril 1872.
Le 6e conseil de guerre le condamna le 1er juin 1872 à la déportation simple ; mais une confusion administrative fit qu’il fut condamné une deuxième fois le 10 janvier 1873 par le 17e conseil de guerre à la même peine, par contumace cette fois, alors qu’il était détenu et non en fuite. Il fut gracié le 12 décembre 1878. Voir F. Zingé.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article57204, notice DE METTER François, Sylvestre (ou DEMESSER, ou DEMETTER ?), version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 8 avril 2019.

SOURCES : Arch. PPo., listes de contumaces. — Arch. Min. Aff. étrangères Belgique, 119 II. — F. Sartorius, J.-L. De Paepe, Belges ralliés à la Commune de Paris, Bruxelles, Ferraton, 1985. — Notes de M. Cordillot.

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