DARDELLE Alexis

Né à Paris aux environs de 1846. Colonel d’état-major et gouverneur des Tuileries sous la Commune de Paris.

Sa profession était mal déterminée ; il aurait été attaché aux écuries de l’empereur après avoir suivi les cours de la salle du Théâtre de la Tour d’Auvergne et tenté vainement une carrière comique sur des scènes de banlieue.
Durant le Siège de Paris, il appartint au corps franc des Éclaireurs de la République et fut élu commandant. Il signait, le 4 mars 1871, une lettre publiée au nom du Comité central de la Garde nationale du XVIIIe arr. Le 22 mars, il fut nommé gouverneur des Tuileries avec grade de colonel ; il devait y dresser un inventaire des objets non pillés. Le 6 mai, le Comité de Salut public donna l’ordre de l’arrêter pour « détournements d’objets d’art et relations avec l’ennemi » : la deuxième allégation au moins est fausse, mais l’ordre signé Da Costa envoya Dardelle en prison à Mazas, d’où il fut libéré le 12 mai grâce à Rigault et après intervention de Courbet.
Le 3e conseil de guerre le jugea par contumace le 15 juin 1872, et le condamna à mort.
Réfugié à Londres, il appartint à la commission exécutive du Comité révolutionnaire du Prolétariat, créé à Londres en août 1872, et qui, le 1er octobre 1874, publia une brochure À la classe ouvrière, qui exposait ses buts et moyens d’action. Voir V. Delahaye.
Selon Lissagaray, il professa dans une université anglaise.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article56538, notice DARDELLE Alexis, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 16 mars 2019.

SOURCES : Arch. Min. Guerre, 3e conseil. — Arch. PPo., B a/429 et B a/435. — Procès-Verbaux Commune, op. cit. (séance du 10 mai). Enquête parlementaire..., op. cit., Comité central de la Garde nationale. — Laronze, Histoire de la Commune, op. cit., p. 493. — Lissagaray, Histoire de la Commune, op. cit.

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