CROIZAT Jean-Jacques

Né le 22 janvier 1809 à Moidieu-Détourbe (Isère) ; demeurant à Paris, 19, rue des Partants (XXe arr.) ; galochier ; communard, mort en détention.

Il était veuf, père de trois enfants. Il avait subi six condamnations dont une, en 1853, à sept ans de travaux forcés pour faux en écritures publiques, et une, en 1861, à cinq ans de prison pour tentative de vol. Il était autorisé à résider à Paris où il vivait en concubinage depuis sept ou huit ans.
Sous la Commune de Paris, il fut capitaine à la 9e compagnie sédentaire du 231e bataillon de la Garde nationale ; il prétendit n’avoir pris aucune part à l’insurrection à partir du 21 mai 1871. Il fut impliqué dans l’affaire de la rue Haxo et condamné comme complice de l’assassinat des otages ; dénoncé par un sergent-major du 74e bataillon, le nommé Amary, poursuivi comme l’un des officiers commandant les fédérés qui avaient « commis cet assassinat », Jean-Jacques Croizat reconnut avoir vu passer le convoi le 26 mai et avoir serré la main d’Amary ; il suivit le convoi pendant une cinquantaine de pas, mais dit ne pas avoir dépassé la rue Chevreau.
Le 6e conseil de guerre le condamna, le 21 mars 1872, à vingt ans de réclusion ; il mourut à la prison de Melun (Seine-et-Marne), le 21 juin 1878.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article56302, notice CROIZAT Jean-Jacques, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 4 mars 2019.

SOURCE : Arch. Nat., BB 24/747.

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