COLIBERT Louis, Eugène

Né le 28 juillet 1844 à Putot-en-Bessin (Calvados) ; demeurant à Paris ; charron ; communard.

Il était célibataire. Il avait été condamné, le 26 janvier 1860, pour vol et tentative de vol, à la maison de correction jusqu’à sa vingtième année ; le 2 septembre 1864, à cinq ans de réclusion pour incendie volontaire d’un bâtiment.
Engagé au 3e régiment de hussards pour la durée de la guerre, il fut licencié le 17 mars 1871 à Béziers et reçut une feuille de route pour Caen ; le 13 avril, malade à Paris, il entra à l’hôpital Lariboisière ; le 27, il s’enrôla comme conducteur dans la 18e batterie d’artillerie ; le 3 mai, il alla à Saint-Ouen et, jusqu’au 18, il arma de canons les fortifications, du bastion 34 au bastion 39. Il prétendit s’être retiré chez lui lorsque les troupes entrèrent dans Paris ; il fut arrêté le 6 juin alors qu’il se rendait à Vernon, pour chercher du travail, dit-il.
Le 20e conseil de guerre le condamna, le 8 février 1872, à la déportation simple. En Nouvelle-Calédonie, il fut autorisé à résider à la Grande-Terre, puis fut réintégré, le 14 octobre 1874, à l’île des Pins pour inconduite ; sa peine fut commuée, le 27 novembre 1879, en cinq ans de bannissement et il rentra par le Tage.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article55763, notice COLIBERT Louis, Eugène, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 18 février 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/752, BB 27 et H colonies 75.

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