LANOUE Georges, André

Par Pierre Vincent

Né le 30 avril 1940 à Tours (Indre-et-Loire) ; agent Mouvement (chef de secteur Mouvement) ; membre du bureau (1968-1973) puis secrétaire général adjoint (1973-1976) puis secrétaire général (1976-1993) de la Fédération CGT des cheminots ; collaborateur de la CGT (1993-1995) ; membre de la commission exécutive confédérale (1975-1995) ; membre du comité central du PCF (1972-1990).

Fils unique, Georges Lanoue ne pouvait pas échapper à l’attraction du rail. Non seulement son père était cheminot (chef d’équipe Bureaux, il sera communiste), mais ses deux grands-pères l’étaient également, ainsi qu’un oncle. Le 1er octobre 1956, Georges Lanoue devint élève-exploitation à Tours (Indre-et-Loire). Après deux années de formation, il passa en 1958 l’examen de niveau facteur enregistrant et fut nommé en gare de Blère-la-Croix (dans la commune de La Croix-en-Touraine, Indre-et-Loire), puis à Montrichard (Loir-et-Cher) sur la ligne Tours-Vierzon. Puis ce fut une interruption de vingt-huit mois passés dans les transmissions en Algérie. À son retour, il fut nommé, le 1er juillet 1962, facteur enregistrant de 2e classe à Blère-la-Croix. Il devait terminer son évolution professionnelle comme chef de secteur Mouvement, un parcours limité par son engagement syndical.
En octobre 1962, il adhéra à la CGT puis devint trésorier du syndicat de Blère-la-Croix. En mars 1964, il remplaça Norbert Hardoux, un militant qui comptait beaucoup pour lui, comme secrétaire général du secteur de Tours. En janvier 1968, le congrès fit de Georges Lanoue le responsable fédéral chargé de l’Union Sud-Ouest en remplacement d’Henri Barlier, un autre militant qui l’influença. À la disparition de la structure des Unions de Régions, Georges Lanoue s’occupa, de 1970 à 1973, des questions sociales, ce qui l’impliqua dans la création de la Mutuelle de la Région parisienne.
En 1973, il prit la responsabilité de secrétaire général adjoint, en charge de l’éducation syndicale et des relations internationales. En 1976, il accéda au secrétariat général de la Fédération en remplacement de Charles Massabieaux ; son mandat devait durer dix-sept ans. Dans cette responsabilité, il eut à faire face à de constantes évolutions, tant au plan de la structure SNCF que dans la vie syndicale elle-même ou dans son environnement politique. Beaucoup plus sensible qu’il ne le laissait paraître parfois, il sut préserver pour l’essentiel l’organisation des soubresauts de la période. Il sut également créer les conditions d’une succession au niveau souhaitable, en passant le relais à Bernard Thibault au congrès fédéral de 1993.
Dans le domaine international, il fut président de l’Union internationale des syndicats (UIS) Transports-Ports-Pêches, la branche professionnelle de la Fédération syndicale mondiale de 1987 à 1993. Après son départ du secrétariat général de la Fédération des cheminots, il rejoignit la Confédération CGT où il prit en charge la responsabilité de l’activité au niveau des Régions et la direction du secteur des cadres syndicaux. Il conserva ces fonctions jusqu’à la fin 1997. Il fut membre de la commission exécutive confédérale de 1975 à 1995.
Au plan politique, Georges Lanoue adhéra au PCF en 1964, après avoir, en 1962, fréquenté pendant quelques mois (décembre 1962-octobre 1963) les milieux du Parti socialiste unifié (PSU). De 1965 à 1967, il fut membre du comité et du bureau fédéral PCF d’Indre-et-Loire. Il fit partie du comité de section des cheminots de Paris-Austerlitz de 1968 à 1995. De décembre 1972 à 1990, il fut membre du comité central du PCF. Il fut également adjoint au maire PCF de Vigneux-sur-Seine (Essonne) de janvier 1995 à mars 2001.
Georges Lanoue fut décoré chevalier de l’Ordre national du Mérite. Marié en juin 1969 à Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire) avec Marie-Françoise Lepine, assistante maternelle dont le père et les deux grands-pères étaient également cheminots à Tours, ils eurent deux filles.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article5555, notice LANOUE Georges, André par Pierre Vincent, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 27 mars 2017.

Par Pierre Vincent

SOURCES : Arch. Fédération CGT des cheminots. — La Tribune des cheminots. — Comités fédéraux du PCF. — Études sociales et syndicales, n° 73, janvier 1991. — Notes de Jean-Pierre Bonnet. — Renseignements communiqués par Georges Lanoue. — État civil.

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