CHAUTIÈRE Alfred, Hubert

Né le 9 juillet 1845 à Paris, y demeurant ; opticien ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Garde mobile au 6e bataillon de la Seine pendant le 1er Siège de Paris, il se tint à l’écart après le 18 mars 1871 ; vers le 10 ou le 15 avril, il fut incorporé comme caporal dans une compagnie sédentaire, puis, fin avril, dans les compagnies de marche du 101e bataillon ; le 1er ou le 2 mai, il partit pour Cachan ; le 22, il fut évacué sur Paris et défendit une barricade de la rue des Cinq-Diamants, XIIIe arr. ; il alla chercher des vivres, fut cerné, se réfugia derrière la barricade de la place Jeanne-d’Arc, XIIIe arr., et fut fait prisonnier.
Le 11e conseil de guerre le condamna, le 11 décembre 1871, à la déportation simple. Il arriva à Nouméa le 4 mai 1873. Sa peine fut commuée, le 15 octobre 1876, en six ans de détention ; il rentra en 1878, par le Navarin. Sur le recours en grâce signé de son frère, Corbon, sénateur, écrivait le 15 janvier 1877 : « Je connais parfaitement cette famille et je sais pertinemment que celui de ses membres qui a été condamné à la déportation par suite d’un entraînement qu’il déplore et dont il se repent sincèrement, n’est pas seulement un ouvrier laborieux, mais un ouvrier hors ligne qu’il faut rendre à l’industrie parisienne ».

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article55285, notice CHAUTIÈRE Alfred, Hubert, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 4 février 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/749 et H colonies 75. — Note de Louis Bretonnière.

Version imprimable Signaler un complément