CAPOULADE Jean-Pierre

Né le 10 mars 1833 à Cassuéjouls (Aveyron) ; demeurant, 41, rue Condorcet à Paris (IXe arr.) ; charbonnier ; communard.

Il était marié, père de trois enfants. Il avait été soldat de la classe 1853 et avait fait un congé au 35e régiment de ligne ; il avait participé aux campagnes de Crimée et d’Italie et portait l’agrafe du siège de Sébastopol et la médaille d’Italie ; il avait été libéré du service le 31 décembre 1860.
Sous le 1er Siège de Paris, il appartint comme sergent au 7e bataillon de la Garde nationale, puis au 228e ; du 18 mars au 28 mai 1871, il continua son service et fut cité pour sa bravoure et son sang-froid ; sans doute se cacha-t-il pendant les combats de rue. Il fut arrêté le 28 mai, obtint un non-lieu, puis fut condamné, le 6 octobre 1873, par le 3e conseil de guerre, à cinq ans de bannissement et, en novembre 1873, à un an de prison par le 4e conseil de guerre ; mais ce dernier jugement fut annulé pour fausse application de la loi. Le reste de sa peine lui fut remis le 15 août 1876. Par précaution il avait quitté la France et, en 1873, il se trouvait à Bruxelles (Belgique). Il ne rentra qu’en 1876.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article54551, notice CAPOULADE Jean-Pierre, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 16 janvier 2019.

SOURCE : Arch. Nat., BB 24/796. — F. Sartorius, J.-L. De Paepe, Les Communards en exil. État de la proscription communaliste à Bruxelles et dans les faubourgs, Bruxelles, 1971. — Note de M. Cordillot.

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