CALLET Alexis

Né le 6 janvier 1819 à Besançon (Doubs) ; menuisier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, sans enfant. La guerre le vit engagé volontaire à son ancien régiment, le 48e de ligne, à Marseille ; puis il servit à l’armée de la Loire. Blessé, réformé, il se rendit à pied de Lyon à Besançon, puis dut être hospitalisé à Dijon et en sortit juste au 18 mars 1871. Il regagna Paris et, malgré ses 52 ans, s’engagea au début d’avril au 155e bataillon. Garde sédentaire, il fut à nouveau blessé et fait prisonnier, le 22 mai, rue de Lévis (XVIIe arr.), près de la gare de marchandises des Batignolles.
Devant le 8e conseil de guerre, il reconnut avoir monté quelques gardes et fut condamné, le 7 mai 1872, à la déportation dans une enceinte fortifiée — il avait subi de 1850 à 1852 deux condamnations pour vol. Il arriva à Nouméa le 9 février 1873, puis fut amnistié en 1879 et rentra en France par la Loire.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article54460, notice CALLET Alexis, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 13 janvier 2019.

ŒUVRE : Rien à la Bibl. Nat., mais M. Dommanget, dans son Blanqui, la guerre de 1870-1871 et la Commune, cite comme sources « A. Callet, Les origines de la 3e République, p. 173 ». La Bibl. Nat. attribue l’ouvrage à Auguste Callet (1812-1883).

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/830. — Arch. Min. Guerre, 8e conseil. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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