CALLET Albert, Claude, Antoine

Né le 17 octobre 1846 à Senones (Vosges) ; journaliste ; adhérent de l’AIT ; communard.

Albert Callet était issu d’une vieille famille parlementaire de Besançon (Doubs), ville qu’il considéra toujours comme sa ville natale. Après y avoir fait ses études secondaires au lycée, il partit à Paris. Étudiant en droit à une époque où la jeunesse des écoles se montrait particulièrement frondeuse contre l’Empire, il se lança en politique. Il collabora à plusieurs feuilles éphémères du Quartier latin (Le Démocrite, La Rive gauche), et se lia avec Alphonse Humbert et Jules Vallès. Il fonda avec ce dernier Le Peuple et Le Cri du peuple, fournissant une partie des capitaux nécessaires à leur lancement. Il faisait partie, en août 1870, de la section parisienne de l’Internationale dite section des Écoles.
Durant le premier Siège de Paris, il fit partie de l’artillerie de la Garde nationale. Dès le début de l’insurrection, il fut employé, à l’Hôtel de Ville, sous les ordres de Léo Melliet, à raison de 6 F 50 par jour, comme secrétaire rédacteur occupé des procès-verbaux, des adresses des conseils municipaux des grandes villes de la province, Lyon, Marseille, etc... et chargé d’en faire un résumé qui était envoyé aux membres de la Commune. Il aurait quitté l’Hôtel de Ville à la suite de dissentiments avec Paschal Grousset. Il se défendit d’avoir été le secrétaire de Raoul Rigault.
Il fut arrêté le 30 août 1871 dans un café du boulevard Saint-Michel, à la veille de partir pour Buenos-Aires. D’après les renseignements recueillis par la police, il était lié à Rigault, Pilotell, Ferré, etc... qui se réunissaient à la Brasserie rhénane, rue Saint-Séverin. Le 5e conseil de guerre le condamna, le 20 mai 1872, à trois ans de prison.

Après sa libération, il s’installa de nouveau à Paris. Il collabora alors à de nombreux journaux : Les Droits de l’Homme, La Révolution française, La France d’Émile de Girardin. Il fut avec Clemenceau, Pichon, Jules Roche, Pelletan, etc., un des fondateurs de La Justice. Il devint ensuite secrétaire à la rédaction de L’Union républicaine, avant de fonder La Cité, une des principales revues d’étude du Vieux Paris, dans laquelle il publia de nombreuses monographies savantes. Il collabora encore à diverses publications plus littéraires et édita notamment dans La Grande Revue une collection de lettres de Jules Vallès.
Le 28 mars 1883, il épousa à Belley (Ain) Julie Mugnier, une cousine issue de germain, avec qui il eut deux et peut-être 4 enfants. Installé à Virieu-le-Grand (Ain), patrie de sa femme, il s’orienta par la suite de plus en plus vers l’érudition et les études d’histoire locale.
Albert Callet mourut à Virieu le 26 avril 1925.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article54459, notice CALLET Albert, Claude, Antoine, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 13 janvier 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/762, n° 7120. – Émile Fourquet, Les Hommes célèbres et les personnalités marquantes de France-Comté du IVe siècle à nos jours, Besançon, Séquania, 1929, p. 500-501. – Nécrologie, Le Bugey, n° 19, 1925, p. 357. – Notes de Mme Isabelle Desjardins et Jean-Pierre Bonnet.

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