CAILLAUD Sylvain

Né le 28 juin 1835 à Bussière (Creuse), (qui peut être Bussière-Dunoise, Bussière-Nouvelle ou Bussière Saint-Georges) ; maçon ; adhérent de l’AIT ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire. Ne sachant pas écrire. « Il a reconnu qu’il s’était fait inscrire à l’Internationale, mais il a affirmé qu’il n’avait point assisté aux réunions, ni reçu aucune mission ».
Il habitait, en 1871, avenue de Choisy, à Paris, XIIIe arr.
Durant le premier Siège, il appartint à une compagnie de marche du 101e bataillon de la Garde nationale. Au début d’avril 1871, il devint planton du capitaine Sicard, officier d’état-major du colonel Chardon à la préfecture de police. Le 28 avril, il serait revenu chez lui pour soigner sa maîtresse et aurait continué à toucher sa solde sans faire de service. Il fut arrêté le 7 juillet 1871.
Le 19e conseil de guerre le condamna, le 24 août 1872, à la déportation simple. Il avait déjà été condamné, en 1858, par un conseil de guerre à trois ans de prison pour blessures volontaires ayant occasionné la mort sans intention de la donner. Il se plaignit en Nouvelle-Calédonie, d’une tentative d’empoisonnement et de vol.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article54409, notice CAILLAUD Sylvain, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 11 janvier 2019.

SOURCE : Arch. Nat., BB 24/774, n° 9576.

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