CABAUD Eugène, Théophile, dit CABOCHE Eugène, Théophile

Né le 29 août 1832 à Paris ; y demeurant, 20, rue Richer (IXe arr.) ; ciseleur bijoutier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, sans enfant. Soldat de la classe 52, il avait servi neuf ans dans l’infanterie de ligne, durant la campagne de Crimée notamment ; au début de la guerre de 1870, il fut élu sergent à la 4e compagnie de marche du 114e bataillon de la Garde nationale ; le 9 mars 1871, il prit part à la désignation par les membres de sa compagnie d’un délégué au Comité central de la fédération ; peu après le 18 mars, il était élu lieutenant.
Le 20e conseil de guerre le condamna, le 28 octobre 1872, à la déportation simple. Il arriva à Nouméa le 28 septembre 1873. Sa peine fut remise contre obligation de résider en Nouvelle-Calédonie, elle-même remise le 16 mai 1878 ; une première peine, plus sévère puisqu’il s’agissait de la déportation dans une enceinte fortifiée, avait été prononcée par contumace par le 3e conseil de guerre.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article54359, notice CABAUD Eugène, Théophile, dit CABOCHE Eugène, Théophile, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 10 janvier 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/782 et H colonies 74. — Arch. Min. Guerre, 3e conseil (n° 583). — Arch. PPo., listes de contumaces. — Roger Pérennès, Déportés et forçats de la Commune, de Belleville à Nouméa, Nantes, Ouest éditions, 1991. — Note de M. Cordillot. — Note de L. Bretonnière.

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