BOULABERT Jules, Alphonse

Né le 31 mars 1830 à Paris ; homme de lettres ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Né à Paris où son père était propriétaire ; y demeurant ; marié ; homme de lettres, présenté comme un rival de Louis Noir et Xavier de Montépin ; il avait écrit des ouvrages à sensation, sans rien de politique ni de social : Le Fils du supplicié, Les Catacombes sous la Terreur, etc.
Pendant le 1er Siège de Paris, Jules Boulabert appartint à la légion d’artillerie Schœlcher et fut contraint dit-il, d’entrer au 17e bataillon ; il aurait obtenu un emploi de commis au ministère de la Guerre, section du matériel ; il aurait été membre du Comité central d’artillerie, délégué par sa batterie avec voix délibérative ; il paraît s’être retiré du ministère le 15 mai 1871 et ne pas avoir pris part à la lutte dans Paris.
Il avait subi quatre condamnations ; un an, en 1853, par un conseil de guerre pour bris d’armes ; cinq ans de fers, en 1855, pour menaces à ses supérieurs ; les deux autres, à la prison, par le tribunal correctionnel pour outrages à agents. Le 25e conseil de guerre le condamna, le 1er mai 1872, à la déportation dans une enceinte fortifiée. Il arriva à Nouméa le 28 septembre 1873. Sa peine fut commuée, le 15 janvier 1879, en déportation simple, puis remise le 29 mai 1879. Il rentra par la Loire.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article53618, notice BOULABERT Jules, Alphonse, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 16 décembre 2018.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/775. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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