BOISSELET Jean, Victor

Né le 30 septembre 1831 à Gennevilliers (Seine) ; demeurant à Paris, 3, rue des Poitevins (VIe arr.) ; ancien militaire ; homme de peine ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était non marié, père de deux enfants. Engagé, en 1852, au 18e léger, nommé caporal en 1853, il passa avec ce grade au 13e bataillon de chasseurs à pied, en 1854, et un an après fut promu sergent ; en 1865, il abandonna ses galons pour entrer dans la réserve avec un certificat de bonne conduite ; depuis, il était homme de peine.
Durant le 1er Siège de Paris, Boisselet fut élu capitaine de la 5e compagnie du 85e bataillon de la Garde nationale, puis démissionna et changea ce grade contre celui de sous-lieutenant ; au début de mai 1871, il fut élu pour la deuxième fois capitaine ; il se serait réfugié chez lui lors de l’entrée des troupes et y fut arrêté le 30 juin 1871.
Le 13e conseil de guerre le condamna, le 6 novembre 1871, à la déportation dans une enceinte fortifiée et à la dégradation civique, peine commuée, le 3 février 1873, en déportation simple, puis, le 4 février 1878, en sept ans de détention. Il était arrivé en Nouvelle-Calédonie par La Virginie et posséda, en copropriété avec Charles Boissy, arrivé par La Guerrière, une des plus belles cases de l’Île des Pins.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article53200, notice BOISSELET Jean, Victor, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 4 décembre 2018.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/768 et BB 27. — Gérard Hamon, Retour en France d’un communard déporté, Rennes, Pontcerq, 2016, p. 72.

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