BLANCHET Eugène

Né le 17 février 1852 à Chantilly (Oise) ; demeurant à Paris, rue Damesme (XIIIe arr.) ; cordonnier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Eugène Blanchet était célibataire. Orphelin à onze ans, il passa quelques années à l’asile du Prince Impérial, puis fut abandonné à lui-même et s’engagea pour la durée de la guerre ; atteint de bronchite au moment de sa libération, il entra à l’hôpital de la Pitié, y resta jusqu’à fin mars 1871, et s’enrôla alors dans une compagnie de marche du 101e bataillon fédéré. Il alla un jour à Neuilly, puis à Cachan (Seine, Val-de-Marne), au parc des Dominicains, enfin aux tranchées du pont du chemin de fer, et rentra le 21 à Paris ; il fut fait prisonnier place Jeanne-d’Arc le 25 mai.
Le 9e conseil de guerre le condamna, le 13 décembre 1871, à la déportation simple et à la dégradation civique ; il arriva à Nouméa le 9 février 1873. Sa peine lui fut remise le 15 janvier 1879 et il rentra par le Calvados.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article53010, notice BLANCHET Eugène , version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 25 novembre 2018.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/750. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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