JULIEN Jules

Par Claude Pennetier

Né le 26 décembre 1864 à Loubens (Ariège), mort le 29 décembre 1935 à Toulouse (Haute-Garonne) ; employé de bureau à la Compagnie des chemins de fer d’Orléans ; militant socialiste de Toulouse ; maire adjoint.

Jules Julien vint très jeune à Toulouse et entra à la Compagnie des chemins de fer d’Orléans, il y resta jusqu’à l’âge de la retraite. Il milita dans un groupe « jauressiste ». Ellen-Prévot évoqua, en 1936, sa première rencontre avec Julien : « dans l’une des salles d’un petit café de la rue de la Colombette où se réunissait alors — c’était avant le congrès d’unité de 1905 — le petit groupe de socialistes jauressistes. Il y avait là Julien, Deltour, Redonnet, Thinières, Larrue, Aucouturier, Poulard qui l’ont précédé dans la tombe. Je me rappelle son visage grave et réfléchi, ses interventions décisives, son débit lent, sa parole élégante » (Le Midi socialiste, 26 janvier 1936).
Lors de l’unification, tandis que le guesdiste Bernard Desbals devenait secrétaire fédéral de Haute-Garonne, Julien prit en charge la trésorerie. Il conserva ses fonctions pendant un an puis les retrouva souvent jusqu’en 1918. Elles lui convenaient en raison de cet « esprit critique mais pondéré », de cette « grande valeur administrative » que lui reconnaissait, le 25 octobre 1906, Bourniquel, directeur du journal socialiste régional, La Cité.
En 1906, il entra au conseil municipal de Toulouse avec la liste socialiste tout entière. Le 23 octobre, en remplacement de Jean Rieux devenu maire, il était élu adjoint à l’instruction publique, mais au second tour seulement et par vingt voix contre treize. Il s’était vivement heurté à un autre élu, l’avocat Verdier : sans doute y avait-il entre eux de ces oppositions de tendances si longues à disparaître.
Battu aux élections de mai 1908 avec presque toute la liste socialiste, il rentra au conseil un peu plus tard à la faveur d’une élection partielle et fit partie de ceux qu’on appela jusqu’en 1912 « les quatre mousquetaires » (Deltour, Vignaux, Rieux).
La liste socialiste n’eut aucun élu en 1919. Julien retrouva son siège au Capitole en 1925. La mort de Billières, au début de l’année 1935, l’amena à exercer la fonction de maire jusqu’aux élections de mai. Il fut élu conseiller d’arrondissement de Toulouse-Sud en 1910 puis conseiller général et devint vice-président du conseil en 1933.
De 1918 à 1935, Julien siégea à la commission exécutive de la Fédération SFIO mais n’exerça pas d’autres responsabilités.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article5259, notice JULIEN Jules par Claude Pennetier, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 26 février 2012.

Par Claude Pennetier

ŒUVRE : Il écrivait dans Le Midi socialiste et s’occupait de la rubrique artistique.

SOURCES : Bulletin municipal de Toulouse. — La Cité, 1905-1908. — Le Midi socialiste, 1908-1935. — La Voix des Travailleurs, 4 janvier 1936.

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