BEAUFORT Charles (de)

Communard, officier de la Garde nationale ; fusillé par des communards pendant la semaine sanglante.

Ancien sergent d’infanterie, Charles de Beaufort fut, pendant le Siège de Paris, capitaine d’un bataillon de la Garde nationale du faubourg Saint-Antoine, et, sous la Commune, capitaine d’état-major, secrétaire délégué à la guerre. M. Vuillaume le dit « très élégant », « brave [...] et quelque peu noceur ».
Cousin d’Édouard Moreau (selon Vuillaume, confirmé par Dunois), il fut arrêté le 24 mai 1871 par des gardes du 66e bataillon qui le rendaient responsable des pertes subies par cette unité, fusillé ce même jour dans un terrain vague, au coin de l’avenue Parmentier et de la rue de la Roquette, XIe arr., malgré les efforts pour le sauver de Delescluze soutenu par quelques membres de la Commune.
L’accusation infondée de trahison de la Commune provient sans doute de la confusion avec le colonel de Beaufond.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article52203, notice BEAUFORT Charles (de) , version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 19 octobre 2018.

SOURCES : Journal Officiel de la Commune, 17 avril 1871, réimpression, Paris, V. Bunel, éditeur, 1872. — Vuillaume, Mes Cahiers rouges au temps de la Commune, Club français du Livre, Paris, 1953, p. 60-64. — Lissagaray, Histoire de la Commune de 1871, Paris, Rivière, (avec préface et notes de Amédée Dunois, 1929), p. 279. — Marcel Cerf, Edouard Moreau, l’âme du Comité central de la Commune, Paris, éditions Spartacus, 1975. — Notes de Louis Bretonnière.

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