JOSSE Victor, Frantz

Par Justinien Raymond

Né le 21 mai 1887 à Moulins (Allier), mort le 31 octobre 1959 à Chambéry (Savoie) ; employé au PLM puis à la SNCF, militant syndicaliste et socialiste, en Savoie principalement.

Victor Josse était fils de cheminot et fut, lui-même, cheminot ; son père était mécanicien à Moulins à sa naissance. Ce dernier fréquenta l’école primaire jusqu’au certificat d’études. Pendant un an, il fut élève de l’école d’ajustage du PLM à La Roche-Migennes (Yonne), puis il accompagna sa mère devenue, après le décès de son mari, bibliothécaire de gare aux Laumes (Côte-d’Or) puis près de Clermont-Ferrand. Élève aux collèges techniques de Dijon puis de Clermont, avant d’entrer à l’École des Arts-et-Métiers de Cluny, d’où il sortit premier, mobilisé à terre dans les services de l’aérostation entre 1915 et 1919, Josse se maria en 1920. Devenu ajusteur au dépôt du PLM à Lyon-Perrache, il passa, par examen, au service électrique et, deux mois plus tard, il était surveillant principal, puis contrôleur adjoint à Gien en 1924, contrôleur principal à Lyon en 1928, sous-inspecteur à Chambéry en 1930, finalement inspecteur. Fixé à Chambéry, il y prit sa retraite en 1955.
Mme Josse donna à son fils une éducation chrétienne. Toute sa vie il resta croyant mais, à Cluny, il abandonna toute pratique religieuse et devint, au sens précis du terme, anticlérical. Il adhéra à la CGT en 1920 et prit part presque immédiatement à la grève générale des cheminots. Il demeura à la CGT après la scission de 1921 et participa à maints congrès confédéraux, départementaux et nationaux, notamment de 1926 à 1939. À Chambéry, il entra en 1935 à la coopérative des cheminots et il en devint le président.
En 1920 également, Victor Josse avait adhéré au parti socialiste SFIO et il en fut toujours un militant actif. Dans le Loiret, en 1924, il fut candidat malheureux sur la liste du Cartel des gauches du docteur Dézarnauld, aux élections législatives. En 1926, il fut également candidat sans succès aux élections municipales à La Mulatière, à Lyon, et en 1930 à Chambéry. Mais c’est dans cette dernière ville que son action socialiste s’affirma. Il fut secrétaire de la section locale, secrétaire de la Fédération socialiste de Savoie, délégué dans les congrès fédéraux et nationaux, collaborateur du Socialiste savoyard, de la Dépêche dauphinoise comme il l’était de la Tribune des Cheminots, du Cheminot syndicaliste et de La Révolution prolétarienne.
Sous l’Occupation, Victor Josse, participa au congrès de Nîmes des « Amis de Au Travail » tenu le 1er juin 1941 et y intervint. Il était d’ailleurs archiviste du bureau national de l’organisation.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article5215, notice JOSSE Victor, Frantz par Justinien Raymond, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 28 janvier 2012.

Par Justinien Raymond

SOURCES : Le Socialiste savoyard, passim. — Congrès de Nîmes des « Amis de Au Travail », 1er juin 1941.

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