BAUDOUIN Adolphe [BAUDOIN François, Adolphe, (ou BAUDOUIN ? ou BEAUDOUIN ?)]

Né le 10 décembre 1833 à Paris ; demeurant, 28, rue de l’Orillon (XIe arr.) ; ouvrier forgeron ; communard, officier de la Garde nationale, condamné à mort et exécuté après la Commune de Paris.

François Baudoin était marié et sans enfant. Il avait servi dans l’artillerie auxiliaire durant le 1er Siège et lorsque, à l’entrée des Prussiens, le 275e bataillon fut reformé, il y devint lieutenant à la 1re compagnie. À l’entrée des troupes régulières, en mai 1871, sa compagnie s’étant débandée, il s’entoura « de chenapans de ce bataillon » — parmi lesquels son frère Théophile — et prit le commandement des fédérés dont le quartier général était à l’église Saint-Éloi. On lui reprocha l’incendie de cette église, des arrestations et des menaces ; en particulier, il aurait fait fusiller un passant, le sieur Héron ou Herron, qui avait dit au passage d’un artilleur : « En voilà encore un imbécile ! » et refusé de combattre. Baudoin nia les faits, mais le 5e conseil de guerre le condamna à mort et il fut exécuté à Satory, le 6 juillet 1872. Voir Jean Théophile Baudoin.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article52078, notice BAUDOUIN Adolphe [BAUDOIN François, Adolphe, (ou BAUDOUIN ? ou BEAUDOUIN ?)] , version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 14 octobre 2018.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/741. — Gazette des Tribunaux, 9 mars 1872. — Vuillaume, Mes Cahiers rouges au temps de la Commune, Club français du Livre, Paris, 1953.

ICONOGRAPHIE : G. Bourgin, La Commune, 1870-1871, op. cit., p. 406.

Version imprimable Signaler un complément