BARROUD Agénor, Auguste

Né le 3 mars 1836 à Montigny-Lencoup (Seine-et-Marne) ; tailleur de limes ; communard.

Agénor Barroud était marié et père d’un enfant. Membre du Comité central de la Garde nationale pour le XIIe arrondissement, il « aurait fait partie de cette association [l’Internationale] en 1871 ».
Agénor Barroud, dont le dernier domicile connu avant 1871 était, 23, rue de Cotte, à Paris, XIIe arr., a son nom orthographié avec deux R aux Archives nationales et avec un R dans les Procès-Verbaux de la Commune de 1871. Il fit partie de la Commission d’infanterie du Comité central de la Garde nationale.
Un rapport de police le présente ainsi : « Barbiche noire soyeuse, visage long marqué de la variole, [...] voix forte, [...] teint cuivré ». Le 26 mars, sans être candidat, il obtint 93 voix (11 328 votants) aux élections pour la Commune dans le XIIe arr.
Par contumace, le 9e conseil de guerre le condamna, le 31 janvier 1873, à la déportation dans une enceinte fortifiée et à la dégradation civique.
Réfugié à New York, il était, en 1872, homme de peine dans un magasin de nouveautés. Il ne semble pas avoir fréquenté les milieux de la proscription. Il fut gracié le 5 juin 1879.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article51940, notice BARROUD Agénor, Auguste , version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 8 octobre 2018.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/850, n° 7652. — Arch. PPo., listes de contumaces, et B a/368. — Procès-Verbaux de la Commune de 1871, Édition critique par G. Bourgin et G. Henriot, tome I, Paris, Leroux, 1924 ; tome II, Paris, Lahure, 1945. Publiés par le Service des Travaux historiques de la Ville de Paris.

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