BAILLET Auguste, Guillaume

Né le 14 février 1844 à Paris ; fabricant de chaussures ; communard.

Auguste Baillet était marié, veuf en 1866, il se remaria deux ans plus tard et avait en 1871 une fille de huit ans née de son premier mariage et un fils de quinze mois, du second lit ; la famille vivait, 10, rue des Lyonnais (Ve arr.).
Il prit part au soulèvement du 22 janvier 1871 comme lieutenant au 101e bataillon de la Garde nationale. Secrétaire de Léo Melliet, il fut chargé, le 15 avril, de l’intendance et des vivres ; puis il devint commissaire de police du quartier des Enfants-Rouges (IIIe arr.). La Commune le révoqua et l’envoya à Mazas pour usurpation de signature ; il avait cambriolé son prédécesseur. Le tribunal correctionnel se saisit néanmoins de son cas et la 10e chambre le condamna, le 4 août 1871, à cinq ans de prison ; son père, Baillet Philibert, qui lui servait de secrétaire, fut regardé comme son complice et puni de deux ans de la même peine. À la maison de force de Poissy, Auguste Baillet fut chargé de la surveillance de nuit, et un rapport publié au Bulletin de statistique morale de la prison en 1877 dit sa conduite « sérieusement améliorée » depuis deux ans ; il envoyait régulièrement de l’argent à sa femme.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article51665, notice BAILLET Auguste, Guillaume , version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 29 septembre 2018.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/732. — Gazette des Tribunaux, 5 août 1871.

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