BAILEY Alphonse

Né le 30 octobre 1834 à Paris (ou à Reims ?) ; artiste dramatique ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Alphonse Bailey demeurait à Paris, 15, passage de l’Alma (VIIe arr.), il était marié, père de deux enfants. Ancien soldat du 34e régiment d’infanterie, il était employé dans des théâtres, « tantôt comme comparse, tantôt en qualité de choriste » ; séparé de sa femme, il vivait avec la femme Louvel. Au 1er Siège de Paris, il fut capitaine au 173e bataillon de la Garde nationale et continua après le 18 mars 1871. Il fut cassé de son grade le 22 mars, pour une cause inconnue, puis nommé délégué de sa compagnie au comité de fédération, pendant trois semaines. Quand les compagnies de marche eurent été formées, Bailey fut élu caporal de l’une de ces compagnies et peu après suivit son bataillon à Passy ; sa maîtresse était cantinière à la même compagnie. Le 27 mai, sa compagnie se trouvant réunie au lac Saint-Fargeau, l’adjudant-major du bataillon l’aurait nommé adjudant au rapport du matin. Il fut arrêté le 28 comme il venait de rentrer chez lui, dit-il — ou, selon d’autres témoignages, porte de Romainville au moment où il allait sortir de Paris.
Le 9e conseil de guerre le condamna à la déportation dans une enceinte fortifiée ; peine commuée, le 12 septembre 1872, en déportation simple, puis, le 19 juillet 1878, en sept ans de détention, et remise le 15 janvier 1879. Autorisé, le 16 juin 1874, à résider à la Grande Terre, il avait été réintégré à l’île des Pins pour inconduite.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article51658, notice BAILEY Alphonse , version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 28 septembre 2018.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/745. — Arch. PPo., listes d’amnistiés.

Version imprimable Signaler un complément