AUDEBERT Armand [AUDEBERT Baptiste, Armand.]

Né le 22 décembre 1840 à Saint-Fargeau (Yonne) ; ouvrier fondeur en lettres ; marié ; « élu, le 24 mars, délégué du bataillon [le 200e] au Comité central » ; communard, membre de la Commission municipale du XIIe arrondissement à partir du 9 avril 1871 ; membre de l’Association Internationale des Travailleurs.

Le dernier domicile d’Audebert, avant 1871, était, 9, rue de Rambouillet, à Paris, XIIe arr. Ancien militaire au 200e bataillon de la Garde nationale pendant le Siège de Paris, Audebert faisait partie du conseil de famille de ce bataillon. Il fréquentait alors le club de la rue de Lyon, XIIe arr.
En tant que membre du comité de la XIIe légion de la Garde nationale, il recommanda de voter pour Varlin, Fruneau, Géresme et Theisz aux élections du 26 mars 1871 à la Commune de Paris. Tous les quatre furent élus. Seul Géresme n’appartenait pas à l’Internationale. Le Comité de la XIIe légion comprenait : André, Aoriget, Ardiet E., A. Audebert, Barquet, Benaudin, Bergerot, Berthet, Bole, Calas, Chabanne Henri, Chambouillot, Chantome, Chassin, A. Chenu, Claudet, Clément, Coquet, David, Dounadille, Dufour, Faroux, Galoppin, G. Géliot, Gévave, Gollet, Gros, Henry, Lamary, J. Landry, Lejeune, Lelong, Lutumer, Massot, Ildefonse Miternique, Olingeville, Patène, Paulet, Pemaque, Perchicot, Philippe, Quenot, Rez, Rieur, Riganiol, Rivière E., Rosiva, Royer, Sauvage, Sernan, Étienne Vacavant, Vigouroux, Villemain.
Bibé, Brandely, Chautrau, Hardy, Lacasse, Legorju, Malosse, Renaud et Sauvage, membres du comité républicain du XIIe arr., recommandèrent également ces candidatures par la même affiche. (Cf. Murailles... 1871, op. cit., p. 73.)
Pendant la Commune, Audebert appartint à la délégation communale du XIIe arr. qui se composait de : Audebert, Dr Constant, Dandeville, Descamps J., Dubreuil, Franconi, Fruneau, Gateau, Goizet, Lacatte, Legorju, Lyaz*, Magot, Maguin, N. Sauvage, Tony-Moilin.
Le 5e conseil de guerre condamna Audebert, le 4 janvier 1873, aux travaux forcés à perpétuité et à la dégradation civique.
Réfugié à Genève, Audebert s’y occupa de politique. En 1873, il appartenait à un petit groupe, à vrai dire peu actif, comme l’indique une lettre de Joukowsky à Claris, Genève, 14 mai 1873, provenant des archives laissées par ce dernier et déposées à l’Institut français d’Histoire sociale : « Que sommes-nous devenus à Genève ? Hélas ! nous ne sommes plus que six, c’est bien triste à dire. Les deux frères Th[omachot], Audeb[ert], Joss[elin], Lion, et votre serviteur ; nous nous réunissons tous les mardis pour... causer, pour ne pas oublier les uns les autres, et cela dans un moment où il faudrait agir sérieusement. » En 1875, il figura parmi les 54 signataires d’un appel daté du 27 janvier, adressé Au citoyen Garibaldi (4 pages imprimées).
Il fut gracié le 5 juin 1879. En mars 1881, il vivait à Saint-Amand-en-Puisaye, Nièvre (lettre de B.-A. Audebert du 17 mars 1881 par laquelle il demande son inscription sur les listes électorales).

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article51510, notice AUDEBERT Armand [AUDEBERT Baptiste, Armand.] , version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 22 septembre 2018.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/850, n° 7543 et BB 27. — Arch. Min. Guerre, 5e conseil. — Arch. PPo., listes de contumaces. — J.O de la Commune, 4 mai 1871. — Les Murailles politiques françaises, Paris, Versailles, la Province, Paris, Lechevalier, 1874, 2 vol. : t. I (4 septembre 1870-17 mars 1871), t. II (18 mars 1871-28 mai 1871),

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