ABDOULLAH

Communard, fusillé par les Versaillais.

Factotum éthiopien de l’astronome-voyageur Antoine d’Abbadie (1810-1897). Ce dernier reçut le jeune adolescent en cadeau de la part du chef abyssin islamisé Ras Ali à la fin des années 1840 au cours d’un long périple en Abyssinie. Traité par Abbadie comme un fils adoptif puis comme un favori, Abdoullah l’accompagna lorsqu’il rentra en France vers 1850. Appartenant à l’ethnie guerrière des Gallas, Abdoullah choisit, une fois adulte, de s’engager dans l’armée impériale. Lors de la bataille de Solférino, son attitude exemplaire au feu fut rapportée à l’Empereur. Après Sedan, abandonné à lui-même dans Paris, il se rallia à la Commune et fut fusillé par les Versaillais. On peut encore aujourd’hui voir sa statue à l’entrée du chateau d’Abbadia, l’extravagante forteresse néo-gothique bâtie par Viollet-Leduc pour son ancien maître près d’Hendaye (Pyrénées-Atlantique).

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article50975, notice ABDOULLAH , version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 4 septembre 2018.

SOURCES : Jean-Pierre Péroncel-Hugoz, « Le négus du Pays Basque, Le Monde, 10 novembre 1995. — Note de M. Cordillot.