DELAUNE Auguste, Alphonse [version DBK]

Par Claude Pennetier

Né le 26 septembre 1908 à Graville-Saint-Sauveur — commune rattachée au Havre en 1919 — (Seine-Inférieure), mort le 12 septembre 1943 ; ouvrier soudeur ; dirigeant des Jeunesses communistes ; secrétaire général de la Fédération sportive du travail.

Fils d’un électricien communiste, Auguste Delaune adhéra aux Jeunesses communistes en 1924 et devint secrétaire pour la région havraise l’année suivante. La répression patronale obligea sa famille à partir s’installer dans la région parisienne en 1926. En 1928, la Fédération sportive du travail (FST) le désigna à son bureau fédéral. Cette même année il gagna le cross du journal l’Humanité.

De retour à la vie civile, Delaune fut nommé, en 1931, secrétaire de la région parisienne de la FST avant d’accéder l’année suivante au secrétariat général national et d’entrer au Comité exécutif de l’Internationale rouge des sports. Au début de l’année 1933, mandaté pour participer à une conférence de l’Internationale rouge des sports en Allemagne, il fut arrêté pour absence de passeport et maintenu dans les prisons nazies pendant un mois. Le 1er mars 1934, à Prague, Delaune assista aux pourparlers sur l’unité sportive internationale avec l’Internationale sportive ouvrière socialiste.

Delaune était membre du Comité national français de lutte contre la guerre et le fascisme et du Présidium de la conférence européenne antifasciste des jeunes (juin 1933) ainsi que du Comité mondial de la jeunesse contre la guerre (septembre 1933). La mise à l’écart de Georges Charrière atteignit ceux qui, comme Delaune, avaient soutenu sa politique pendant l’année 1933. . À la suite de cette affaire il fut envoyé à l’ELI pour se redresser (cf. mémoires Lise London).

Au congrès extraordinaire de la Fédération de la JC d’Ivry le 3 février 1934, Jacques Duclos*, représentant du Parti communiste et Michäel Wolf alias Farkas, délégué de l’Internationale communiste des Jeunes, mirent en cause nommément Lucciani, Gaston Coquel*, Jeannette Vermeersch, Marcel Lebas et Delaune. Ce dernier abandonna, semble-t-il, ses responsabilités à la direction des JC mais resta un actif militant communiste.

Son épouse, Lise Ricol*, séjourna en URSS comme secrétaire technique du Komintern où elle fit la connaissance de London qui devint son nouveau compagnon.

Sous le Front populaire, Delaune fut nommé membre du Conseil supérieur des sports où il travailla avec le ministre socialiste Léo Lagrange.

Résistant communiste, il fut arrêté le 27 juillet 1943 et torturé. Il mourut le 12 septembre. La police française et la Gestapo n’avaient pu obtenir de lui le moindre renseignement, pas même sa véritable identité.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article50928, notice DELAUNE Auguste, Alphonse [version DBK] par Claude Pennetier, version mise en ligne le 25 juillet 2009, dernière modification le 21 mai 2019.

Par Claude Pennetier

SOURCES : RGASPI, 495 273 1017. — Notice du DBMOF, par J. Maitron et Cl. Pennetier.

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