CANCE René [version DBK]

Par Claude Pennetier

Né le 29 avril 1895 à Laroquebrou (Cantal), mort le 30 juillet 1982 ; instituteur ; élu du Havre.

Fils d’un ouvrier sabotier de sensibilité radicale, René Cance fut instituteur en Seine-Inférieure. Militant communiste, secrétaire des Amis de l’Union soviétique du Havre, il reçut le kominternien Krebs en 1933 chez lui, comme il accueillit d’autres réfugiés politiques allemands. Plus tard, ce dernier, sous le nom de Jan Valtin, devait décrire, dans Sans patrie ni frontière, le foyer des Cance. Il le considérait comme le représentant de l’Internationale communiste dans le port et un des collaborateurs de Roger Ginsburger (Pierre Villon*). Un procès fut intenté par Cance ; le tribunal correctionnel du Havre condamna l’éditeur, en 1975, à une amende et exigea la suppression des passages concernant Cance (pages 201-204). La réédition de l’ouvrage en 1976 respecta ce jugement.

Militant communiste clandestin et résistant pendant l’Occupation, il fut secrétaire du Front national pour la région 5 (Corrèze, Haute-Vienne, Dordogne) puis, en 1945, secrétaire fédéral du Parti communiste de Seine-Inférieure.

Maire communiste très influent du Havre (1956-1959, 1965-1971), député communiste (1945-1953, 1956-1967), il siégea au comité central et à la commission de contrôle financier à partir du congrès du Havre en 1956, et fut réélu en 1958, mais pas au congrès suivant.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article50874, notice CANCE René [version DBK] par Claude Pennetier, version mise en ligne le 18 juillet 2009, dernière modification le 18 juillet 2009.

Par Claude Pennetier

SOURCES : Notice du DBMOF, René Cance, par Jacques Girault. — Le Monde, 28 mars 1975, l’Humanité, 28 mars 1975. — Jan Valtin, Sans patrie ni frontières (out of the night), Dominique Wapler, 1947. — RGASPI, 495 270 4188.

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