BOURDON André, Marcel. Pseudonymes : ROGER (1927-1930), ROGER BOURDON, ÉTIENNE (1930-1931), CHABLIS (1932), BARROUX René (ÉLI).

Par Claude Pennetier

Ne le 26 décembre 1906 à Paris (XXe arr.) ; métallurgiste ; militant communiste d’Alsace-Lorraine puis de Paris ; élève de l’École léniniste internationale de Moscou en 1931 ; responsable du travail "anti" ; rédacteur à l’Humanité.

Fils d’ouvriers, il obtint le certificat d’études primaires et fit deux ans de cours complémentaire. Tourneur sur métaux, il adhéra aux JC en 1924 et fut secrétaire du rayon de Montreuil-sous-Bois avant de siéger au bureau régional de 1926 à 1928. Son appartenance effective au Parti communiste date du 1er janvier 1928. André Bourdon fut permanent de la Région communiste Alsace-Lorraine en 1929-1930 et responsable permanent du travail « anti ». La justice le condamna par défaut à trois ans de prison pour activités antimilitaristes.

Jugé responsable de la chute de son organisation clandestine dans le cadre de « l’affaire de l’Est », il fut relevé de ses fonctions et envoyé en URSS en août1930.

« À Moscou, j’ai suivi différents cours, travaillé au secrétariat des pays latins et surtout à la section d’organisation du Komintern, enfin j’ai suivi pendant huit mois, de janvier à avril 1932, les cours de l’École léniniste, tout en continuant à participer à certains travaux de la section d’organisation du Komintern » écrit-il en 1933. Le Parti communiste russe avait enregistré son adhésion en mars 1931. Un note de la commission des cadres du Komintern de 1932, le qualifié d’intelligent et sérieux ayant d’assez grandes possibilités : « Peut et a déjà travaillé dans l’illégalité. Peut faire un travail spécial. Pendant un certain temps, en France, par suite d’infiltration de la police dans l’appareil anti, Barroux avait été un peu suspecté, mais rien n’a pu être retenu contre lui. »

Une note en russe, sans date, demande à Abramov de préparer son retour en France, sans doute avant la fin du stage prévu. Revenu en octobre 1932, il travailla en usine pendant un mois avant d’être affecté comme rédacteur à l’Humanité. Ses amitiés avec des membres du « groupe Barbé*-Celor* » (Barbé et sa compagne) ou des militants peu appréciés du secrétariat comme Radi, le desservirent. La commission des cadres lui reprochait son manque de discrétion pendant sa période « anti » et par exemple d’avoir évoqué en 1929, chez un de ses logeurs, une mission en Chine, à Shangaï.

André Bourdon prit la parole dans des réunions publiques communistes à Fontenay-sous-Bois (Seine, Val-de-Marne) fin 1933. Il rédigeait la chronique locale dans La Voix de l’Est. Il en devint rédacteur en chef en janvier 1936 et siégea au bureau régional Paris-Est en 1937.

Il aurait rompu avec le Parti communiste à une date non précisée.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article50859, notice BOURDON André, Marcel. Pseudonymes : ROGER (1927-1930), ROGER BOURDON, ÉTIENNE (1930-1931), CHABLIS (1932), BARROUX René (ÉLI). par Claude Pennetier, version mise en ligne le 17 juillet 2009, dernière modification le 24 août 2009.

Par Claude Pennetier

SOURCES : RGASPI, 495 270 8560, un document conservé dans les archives du Komintern le dit né à Rochaine (?) et non à Paris, le 24 (?) décembre 1906 ; nous nous en tenons aux informations données plus haut. — Arch. Nat. F7/13165.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément