GARNIER-THENON Michel [GARNIER Michel, Henri, Jacques, dit]

Par Gilles Morin

Né le 12 octobre 1910 à Paris (XVIIe arr.) ; professeur de droit ; secrétaire général du Comité professionnel de la meuneurie en 1959 ; militant socialiste parisien, membre de la direction nationale des Jeunesses laïques et républicaines.

Fils de Pierre Garnier et de Geneviève Thenon, Michel Garnier-Thenon, fut tout d’abord animateur de mouvements de jeunesse, autour de la Ligue des droits de l’Homme. Licencié en droit le 8 novembre 1934, préparant un doctorat, il fut directeur adjoint et rédacteur du journal La Jeune gauche, organe de la Jeunesse laïque et républicaine et directeur-adjoint du journal L’université républicaine, organe mensuel lié à la Ligue des droits de l’Homme. Après une année de service militaire, au 152e Régiment d’infanterie à Colmar en 1932, il fut conférencier pour la Ligue dont il fut un actif propagandiste de 1935 à 1939, comme délégué du comité central.

Michel Garnier-Thenon présida le Centre de propagande de la jeunesse, fondé le 3 mai 1936, situé rue Descartes à Paris dans les locaux de la librairie et du journal La Jeune gauche, ouverte aux étudiants de la LAURS, aux ajistes, etc.

Dès le début de l’Occupation, Michel Garnier-Thenon fut l’un des tous premiers militant du Comité d’action socialiste (CAS) de la zone-Nord. Il participa aux premières réunions du groupe dans l’automne 1940 et fut chargé de contacter Édouard Depreux en décembre 1940.

Après la guerre, on le retrouve comme attaché de presse au ministère de la France d’Outre-mer en 1947.

Michel Garnier-Thenon continua à militer à la SFIO, se situant toujours dans les courants les plus modérés du parti. Secrétaire de la IXe section de la Seine en 1960-1967 au moins, il était membre de la commission exécutive de la fédération de la Seine en 1961. Il fut le premier signataire d’une motion au congrès national de 1960 et défendit les positions de Robert Lacoste* au congrès de 1961. Plus tard, en décembre 1969, il appartint au comité de soutien initial du courant animé par André Chandernagor qui publiait Démocratie socialiste.

Michel Garnier-Thenon figurait parmi les experts du parti. Il était membre de la commission des affaires internationales en 1959. Il siégea à la commission « problèmes de la paix » des Journées nationales d’études des 7-10 mai 1959.

L’ancien propagandiste fut candidat à plusieurs occasions pour la SFIO, aux élections aux législatives de 1958, 1967, 1968, 1973 à Paris, à l’élection partielle du 4 juin 1961 où il obtint 1 113 voix sur 22 096 exprimés et aussi à l’élection partielle du IXe secteur de la Seine des 4 et 11 juin 1961.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article50789, notice GARNIER-THENON Michel [GARNIER Michel, Henri, Jacques, dit] par Gilles Morin, version mise en ligne le 3 juillet 2009, dernière modification le 3 juillet 2009.

Par Gilles Morin

SOURCES : Arch. Nat., F/1cII/569 ; CAC, 20010216/125/3342 ; 20010216/126/3388. — PPo 43.368. — Arch. OURS, Dossiers Seine, et fonds C. Fuzier. — Arch. M. Klein. — D. Mayer, Les socialistes dans la Résistance, p. 38. — Bulletin intérieur de la SFIO, n° 111, n° 116.

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