PORCHER Henri, Eugène

Par Claude Pennetier

Né le 30 novembre 1901 à Vitry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne), mort le 16 mai 1935 ; tourneur sur métaux ; conseiller municipal de Vitry-sur-Seine.

Fils d’un cantonnier et d’une blanchisseuse, Henri Porcher, tourneur sur métaux, militait à la CGTU depuis 1923 et au Parti communiste depuis 1927. Il fut élu le 12 mai 1929 conseiller municipal de sa commune natale sur la liste conduite par Pierre Périé et Charles Rigaud*. L’assemblée municipale le désigna quelques jours plus tard comme maire adjoint.

Le 14 juillet 1929, il organisa une manifestation où les militants locaux chantèrent L’Internationale et crièrent « À bas la guerre ». Ils furent chargés par la police. Les forces de l’ordre blessèrent Porcher puis le pendirent à un arbre avec son écharpe tricolore avant de l’accuser de violence à agent. Il fut condamné à quatre mois de prison (qu’il fit à Fresnes) à 500 F d’amende et fut déchu de ses droits politiques pendant cinq ans.

Démis d’office de son mandat, le 11 janvier 1930, à sa sortie de prison, il devint alors secrétaire du rayon de Vitry. Il se présenta en octobre 1934 aux élections cantonales dans la deuxième circonscription d’Ivry (Vitry, Choisy, Thiais, Orly) mais dut abandonner la campagne électorale à cause de son mauvais état de santé. Le Travailleur (journal communiste du canton d’Ivry) d’avril 1935 annonça que Porcher ne serait pas candidat aux élections municipales du 5 mai 1935, le parti lui ayant « confié d’autres tâches ». Il mourut le 16 mai 1935.

Son fils, André Porcher, né en 1921, reprit le flambeau. Il était en 1947 secrétaire de la section communiste de Vitry et adjoint au maire.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article50118, notice PORCHER Henri, Eugène par Claude Pennetier, version mise en ligne le 7 mai 2009, dernière modification le 14 septembre 2009.

Par Claude Pennetier

SOURCES : Arch. Nat. F7/12959. — Arch. Dép. Seine, DM3, vers. 10451/76/1. — Le Travailleur, 1934-1935, 1er novembre 1947. — Les Révoltes logiques, n° 5, printemps-été 1977 (interview de Robert Saunier).

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément