FILLOZ André, Jacques, Edmond

Par Jacques Girault

Né le 13 juin 1935 à Navenne (Haute-Saône) ; maître d’éducation physique ; militant communiste du Vaucluse ; conseiller municipal du Beaucet (Vaucluse) de 1989 à 1995.

Fils de Joseph Filloz, ingénieur des Arts et Métiers, inspecteur central aux PTT, communiste, résistant en Franche-Comté, et de Mathilde Filloz, contrôleuse PTT, communiste, conseillère municipale de Besançon (Doubs), candidate aux élections législatives à la Libération, André Filloz, après avoir commencé tardivement sa scolarité en raison de la guerre, interne au collège Victor Hugo à Besançon, suivit sa mère, mutée à Langres (Haute-Marne) en raison de ses activités syndicales. Elle obtint pour raison de santé un poste à Carpentras où il réussit à la première partie du baccalauréat. Sportif, il s’inscrivit à l’Institut régional d’éducation physique de Marseille, puis, après des interventions syndicales afin de lui éviter une mise à l’écart pour des raisons politiques, il entra à l’Institut national des sports de Paris. Licencié au Club athlétique des sports généraux, obtenant de bons résultats dans les compétitions internationales, il obtint un poste de maître d’arrondissement à Carpentras jeunesse ouvrier et rurale. Titularisé en 1959, il partit au service militaire en novembre 1959 à Philippeville (Algérie) dans un régiment de parachutisme avant fait une préparation militaire dans cette discipline.

Adhérent au Parti communiste français en 1951, ancien responsable de l’Union de la jeunesse républicaine de France (UJRF) dans le Vaucluse, André Filloz resta soldat de première classe pendant vingt-huit mois. En 1961, lors du putsch des généraux, il fut blessé lors d’affrontements avec de futurs membres de l’OAS. Séjournant à l’hôpital de Constantine, il ne put voir qu’en octobre son fils né en juillet et fut muté dans les Spahis à la frontière tunisienne. André Wurmser consacra un de ses articles « Mais dit André Wurmser » dans l’Humanité à cet épisode.

Revenu à la vie civile, André Filloz, titularisé comme maître, après plusieurs stages de qualification dans les activités de plein air, reclassé comme professeur adjoint d’EPS en 1971, obtint sa mutation pour le Centre d’animation sportive ski Avignon au Mont Ventoux en 1984. Devenu chargé d’enseignement en 1984, il prit sa retraite en 1995. Il avait été pendant de nombreuses années le responsable technique des activités de pleine nature (foyers, voile, ski…) dans le Vaucluse et dans la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur.

À l’Institut national des sports, André Filloz adhéra au Syndicat national d’éducation physique et sportive. Par la suite, il ne resta pas à la Fédération de l’éducation nationale et adhéra au syndicat de la CGT. Retraité, il adhérait toujours à la Fédération de l’enseignement, de la recherche et de la culture CGT.

Secrétaire de la section communiste de Carpentras, André Filloz entra au bureau de la fédération communiste en 1964. Il fut élu seulement au comité fédéral par la conférence fédérale de 1966. En raison de ses activités, il n’occupa plus de responsabilités politiques. Membre de la cellule communiste de Pernes-les-Fontaines, il fut, de 1989 à 1995, conseiller municipal au Beaucet où il habitait.

André Filloz se maria en juillet 1957 à Carpentras (Vaucluse) avec Andrée Seu, institutrice, militante communiste depuis l’École normale d’institutrices de Valence (Drôme), fille d’un cordonnier de Romans (Drôme) devenu quincailler ambulant, ancien franc-tireur et partisan dans le Vercors, responsable de la presse démocratique dans la région d’Échirolles. Le couple eut deux enfants, Youri et Valia.

André Filloz fonda le comité de Carpentras de la Fédération nationale des anciens combattants d’Algérie. Il le présidait en 2008 ainsi que le Comité de liaison des associations d’anciens combattants.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article50042, notice FILLOZ André, Jacques, Edmond par Jacques Girault, version mise en ligne le 1er mai 2009, dernière modification le 1er mai 2009.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Renseignements fournis par l’intéressé.

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