GALI Georges

Par Olivier Dedieu

Né le 3 septembre 1939 à Barcelone (Espagne) ; instituteur, fonctionnaire territorial ; militant socialiste de l’Hérault.

Georges Gali naquit dans une famille marquée à gauche. Son père, anarchiste et franc-maçon avait fui le régime franquiste et fut, à ce titre, interné au camp du Vernet après la chute de Barcelone. Sa mère était, elle, issue d’une lignée de militants socialistes sétois. Elle-même était membre de la SFIO de la ville. Installé à Sète (Hérault) avec ses parents, Georges Gali fut militant des jeunesses laïques et républicaines. En 1957, il adhéra aux jeunesses socialistes et en devint le secrétaire en 1959. Après ses études, il accepta de prendre un poste dans l’Oise, département déficitaire en termes de recrutement. Il resta deux ans dans la région de Beauvais. Il revint à Sète pour effectuer son service militaire et fit le bataillon des officiers de réserve. Aspirant, il fut nommé en Algérie à la veille des accords d’Évian puis fut affecté à Montauban. Après son service, il commença des études médicales qu’il dût arrêter faute de ressources financières. C’est à ce moment-là qu’il fut sollicité pour devenir secrétaire de la section de Sète en 1965, succédant à Gustave Goudard* qui souhaitait se retirer depuis de nombreuses années.

Devenu commis administratif à la mairie, Georges Gali fut amené à travailler dans une municipalité qui dès 1965 était gérée par l’union de la gauche. Militant Force Ouvrière, syndicat dont il fut le secrétaire, il vécut quelques périodes tendues en tant qu’employé communal et responsable socialiste dans ce bastion communiste. Plusieurs concours lui permirent néanmoins de progressivement et de devenir cadre de la mairie. Quand la mairie de Sète bascula à droite en 1983, il quitta Force ouvrière, syndicat qui avait soutenu le nouveau maire Yves Marchand, CDS. Muté au secrétariat général de la mairie, il prit par la suite la direction des ressources humaines puis de la population. Il refusa par la suite la proposition du maire de devenir directeur général des services de la mairie.

Au sein de la SFIO, il laissa le secrétariat de la section à Firmin Prat* et fut par la suite trésorier de la section. Membre de la commission administrative fédérale, il fut aussi membre du bureau fédéral. Son statut le lui interdisant, il ne fut jamais candidat aux élections municipales. Georges Gali fut par ailleurs engagé dans plusieurs mouvements laïques : il fut membre de la Ligue des droits de l’Homme, du Planning familial, du mouvement crématiste et du foyer des migrants de la ville. Après sa retraite, il fut élu à la commission exécutive de la fédération générale des retraités de la fonction publique. Il est encore membre du Parti socialiste.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article49955, notice GALI Georges par Olivier Dedieu, version mise en ligne le 25 avril 2009, dernière modification le 25 avril 2009.

Par Olivier Dedieu

SOURCES : Arch. Dép. Hérault, 541 W 65. — Entretien avec l’auteur.

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