GARCIA Paulette [née TARQUIN Paulette]

Par Paul Boulland

Née le 8 octobre 1925 à Perthuis (Vaucluse) ; employée, standardiste, couturière ; militante communiste des Bouches-du-Rhône puis de Seine-Saint-Denis ; membre du secrétariat fédéral de l’UJFF des Bouches-du-Rhône ; maire adjointe de Drancy (Seine-Saint-Denis).

Paulette Garcia avec son mari Jean Garcia lors d’une remise de médailles du travail
Paulette Garcia avec son mari Jean Garcia lors d’une remise de médailles du travail
[Coll. privée Jacqueline Garcia, fille de l’intéressée]

Ses parents, Paul et Claire Tarquin furent tous deux membres du Parti communiste, son père dès le congrès de Tours. Titulaire du certificat d’études primaires, Paulette Garcia travailla comme employée, standardiste. Son frère, Edgard Tarquin, prit part à la Résistance et mourut fusillé en septembre 1943. Elle participa elle-même, avec ses parents, à des activités de résistance et rejoignit l’organisation communiste clandestine à Marseille (Bouches-du-Rhône), en 1943. Agent de liaison FTP, membre de la 7e compagnie de Provence, elle fut engagée volontaire à la fin des hostilités.

À la Libération, Paulette Garcia adhéra à la CGT et milita aux Jeunesses communistes puis à l’Union des jeunes filles de France (UJFF). Elle fit partie du secrétariat fédéral de l’UJFF des Bouches-du-Rhône. Le 10 mai 1947, elle épousa Jean Garcia*, dirigeant de l’UJRF des Bouches-du-Rhône, sans pour autant cesser de militer. Elle suivit les cours de l’école fédérale en 1950. Paulette Garcia fut élue au comité puis, en 1953, au bureau de la fédération PCF des Bouches-du-Rhône. En tant que secrétaire départementale de l’UFF, elle fut en 1953 mandatée pour assister au congrès mondial des femmes à Copenhague. En janvier 1954, la direction fédérale signalait qu’elle avait été particulièrement active parmi les femmes lors des grèves d’août 1953, apportant son aide à la grève des postières et organisant les épouses de cheminots. En 1953, Paulette Garcia fut affectée, comme son mari, à la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique. Elle participa aux festivals mondiaux de la jeunesse, notamment à celui de Budapest en 1957.

Ayant rejoint la région parisienne, Paulette Garcia s’établit à Drancy (Seine, Seine-Saint-Denis), où elle milita plus particulièrement à l’Union des femmes françaises. Elle s’y montra « très active » selon les responsables de la fédération communiste. Elle siégea au conseil départemental de l’UFF de la Seine dans les années 1960. En 1959, Paulette Garcia fut élue à Drancy sur la liste du PCF emmenée par Maurice Nilès* et occupa un poste de maire adjointe. Elle intégra alors le comité de la fédération communiste de Seine-Nord-Est où elle siégea jusqu’en 1966. En 1961, elle suivit les cours de l’école centrale de quatre mois du PCF.

En tant qu’élue de Drancy, Paulette Garcia fit partie du conseil international de la Fédération mondiale des villes jumelées. Ayant quitté son mandat municipal, elle fut nommée maire-adjointe honoraire.

Délégué cantonale de l’Éducation nationale en 1961 à Noisy-le-(Sec, elle fut présidente départementale des DDEN à partir de 1968, après la création de la Seine-Saint-Denis ; elle en devint secrétaire nationale adjointe.

Paulette Garcia est titulaire de la médaille de la Résistance. Elle est mère de deux enfants.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article49809, notice GARCIA Paulette [née TARQUIN Paulette] par Paul Boulland, version mise en ligne le 8 avril 2009, dernière modification le 1er juillet 2009.

Par Paul Boulland

Paulette Garcia avec son mari Jean Garcia lors d’une remise de médailles du travail
Paulette Garcia avec son mari Jean Garcia lors d’une remise de médailles du travail
[Coll. privée Jacqueline Garcia, fille de l’intéressée]

SOURCES : Arch. comité national du PCF. – Arch. de la fédération communiste des Bouches-du-Rhône. – Arch. dép. des Bouches-du-Rhône, dossier 148 W 302. — La Marseillaise, 25 mai 1953 (photo). — Lettre du 3 septembre 1998. — J.-C. Lahaxe, Les communistes à Marseille à l’apogée de la guerre froide, op. cit. — Notes de Jacqueline Garcia. — Fonds d’archives de Jean Garcia, Archives départementales de Seine-Saint-Denis ; 2000.

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