Né le 27 avril 1920 à Paris (XIVe arr.), mort le 9 août 2010 à Tours (Indre-et-Loire) ; instituteur, professeur à l’École normale d’instituteurs de Tours (Indre-et-Loire) ; syndicaliste de la tendance « École Émancipée » ; militant anarchiste et dirigeant du courant communiste libertaire.

Georges Fontenis
Fils d’un employé dans une compagnie de chemins de fer puis à la SNCF et d’une employée, Georges Fontenis passa son enfance en banlieue parisienne et, à partir de 1933, à Noisy-le-Sec. Il lut les journaux syndicalistes et socialistes (de tendance pivertiste) de son père, aussi bien que la revue communiste Regards et les journaux libertaires, trotskistes et pacifistes (Le Libertaire, La Vérité, La Patrie humaine…). Son père était membre du Parti socialiste depuis 1920 et membre du courant de la Gauche révolutionnaire en 1936. À l’époque du Front populaire, Georges Fontenis fut déçu par le tournant patriotique du PCF et par la ‘trahison’ de l’Espagne révolutionnaire ; il critiqua en même temps la position adoptée par les pacifistes intégraux et le ministérialisme de la direction de la CNT espagnole. Fontenis adhéra à l’Union anarchiste, participant à la vente à la criée du Libertaire. Grâce à la bibliothèque d’un ouvrier plombier anarchiste, Fontenis lut les œuvres de Bakounine (6 tomes chez Stock) et la plupart des œuvres de Kropotkine, à l’âge de dix-sept ans.
Il se maria en août 1942, à Paris XIXe arr., avec Isabelle Hancart., mariage dissout en 1974. Il se remaria le 1er mai 1975 à Reignac (Indre-et-Loire) avec Marie-Louise Thomas.
Sous l’Occupation, Georges Fontenis et ses amis libertaires continuèrent à se rencontrer avec prudence. Il participa à une activité syndicale clandestine et à la Libération fut, avec Marcel Pennetier, parmi les responsables de la refondation de l’École émancipée. Ces activités lui valurent une fonction de représentation des enseignants débutants à la Commission établie par le Ministère de l’Éducation pour examiner le cas des collègues ayant servi Vichy et l’occupant.
Instituteur dans le XIXe arr., tête de liste des Amis de l’École émancipée en mars et novembre 1945, Fontenis siégea au conseil syndical et au bureau de la section départementale du Syndicat national des instituteurs. Lors de la réunion du conseil national du SNI, les 27-28 mars 1945, puis de la Journée d’études des jeunes, il fut désigné pour la commission nationale des jeunes. Il était aussi le secrétaire de la commission des jeunes dans la section de la Seine.
Georges Fontenis rejoignit la Confédération nationale du Travail (CNT), anarcho-syndicaliste après la grève de novembre-décembre 1947, puis revint au SNI, où il fut candidat sur la liste École émancipée pour le conseil syndical en 1953, 1955 et 1958. De 1953 à 1959, il fut secrétaire de la sous-section du Xe arrondissement où il enseignait depuis 1951.
Parrainé par Solange Dumont de l’École émancipée’, il devint en août 1944 le plus jeune membre la commission administrative provisoire de la FA renaissante, désigné pour tenter de créer des liaisons parmi les jeunes adhérents. Il devint à la même occasion membre du groupe Paris-Est (Xe, XIXe et XXe arrondissements). Les premiers congrès de la FA tendaient à reproduire les conflits idéologiques qu’avait connus le mouvement dans les années 20 et 30 entre « synthésistes » et « plate-formistes » (ou ceux qui, comme Fontenis, adoptaient une conception ‘lutte de classes’ et qui étaient en faveur d’une plus grande cohésion idéologique et organisationnelle). Au congrès de Dijon (1946), après son intervention au nom des Jeunesses dénonçant « les démolisseurs, les contemplateurs de leur nombril, les ‘enfileurs de phrases’ vains et néfastes » (Changer le monde, p.58), Fontenis accéda à la fonction de secrétaire général de la Fédération.
En dépit de ces conflits, le mouvement libertaire connaissait à cette époque une certaine croissance. Fontenis signa dans Le Libertaire une série d’articles sur « Le problème de l’éducation et de l’école », et contribua (souvent sous le nom de Fontaine) aux réunions publiques organisées par la FA. Le congrès de 1947 appella les travailleurs « à s’écarter également de la centrale stalinienne de Frachon et de la centrale réformiste de Jouhaux » (Le Libertaire, le 25 décembre 1947). La FA développa aussi la notion de « Troisième Force » avec comme mot d’ordre : « Ni Thorez, ni De Gaulle, ni Staline, ni Truman » (Le Libertaire, le 23 octobre 1947). Georges Fontenis, étant devenu secrétaire de rédaction du Libertaire, se mit en congé sans traitement pour un an. Dans les années 1948-1949, il porta la contradiction dans les meetings publics de différents groupes et courants politiques opposés (Guy Mollet, Jacques Duclos, RDR, gaullistes, pétainistes…).
Vers 1950, les tendances à l’intérieur du mouvement anarchiste se marquant de plus en plus nettement, Georges Fontenis appartint au courant dit « communiste libertaire » ou de retour à l’anarchisme social et révolutionnaire issu du courant ouvrier antiautoritaire de la Première Internationale. Il constitua avec d’autres le groupement clandestin OPB (« Organisation – Pensée – Bataille », en hommage à l’œuvre de Camillo Berneri*) à l’intérieur de la FA. L’existence de l’OPB, dont le but principal avait été de clarifier l’idéologie et la théorie anarchistes et de promouvoir une organisation et une activité militante plus consistantes, fut révélée par le « Mémorandum du groupe Kronstadt » de 1954 et fortement critiquée par certains.
En 1948, l’aide de Georges Fontenis fut sollicitée dans l’organisation d’un attentat contre Franco par des militants libertaires espagnols : l’achat d’un avion était prévu, mais il fallait que l’acquéreur soit de nationalité française. Il accepta sans hésiter de participer au projet. Cet attentat fut un échec. En février 1951, à la suite d’une attaque sur un bureau de poste de Lyon par des gangsters, Georges Fontenis fut arrêté par la police et accusé de complicité à cause de liens supposés (mais fictifs) entre la tentative d’attentat contre Franco et le braquage du bureau de poste, affaire de droit commun. Il fut vite relâché.
Fontenis (sous le nom de Fontaine) fut élu secrétaire général de la FA au congrès de Paris de 1950, mais ne fut pas proposé au CN à élire au congrès de Lille en 1951, puisqu’il s’occupa (avec Robert Joulin) de l’OPB. Au congrès, les deux tendances principales de la FA s’affrontèrent sur trois questions : le mode de consultation lors des congrès (une voix par adhérent), la position syndicale (appel à la « grève gestionnaire »), la position « Troisième front ».
Le congrès de Bordeaux de 1952 prit parti pour une orientation communiste libertaire, contre le « dilettantisme ». En décembre 1953 fut créée officiellement une Fédération communiste libertaire (FCL), sur référendum. La nouvelle organisation poursuivit les politiques de la FA, tout en développant l’activité anticolonialiste, en promouvant la participation des militants dans les luttes ouvrières et en développant une attitude plus ouverte au marxisme. Il s’agissait d’élaborer un anarchisme lutte de classes, projet que Fontenis, ayant repris le secrétariat général à Bordeaux, soutint activement. Il participa en 1953 avec quatre autres militants de l’OPB (Serge Ninn, René Lustre, Roger Caron, André Moine) à la rédaction d’une série d’articles sur les « Problèmes essentiels » parue dans Le Libertaire pour l’éditer sous forme de brochure avec comme titre Manifeste du communisme libertaire. Cette nouvelle orientation idéologique – baptisée « fontenisme » par certains - fut critiquée par des militants restés fidèles à la notion de « synthèse » anarchiste chère à un Sébastien Faure. Une nouvelle FA, « synthésiste », avec comme journal Le Monde libertaire, se créa, animée notamment par Maurice Joyeux.
La FCL s’impliqua de plus en plus dans les campagnes anticoloniales et exposa à plusieurs reprises durant 1954 sa position de « soutien critique » envers les mouvements indépendantistes. Dès le début de l’insurrection algérienne, la FCL prit immédiatement position pour l’indépendance, attirant ainsi la collaboration d’intellectuels engagés tels que Daniel Guérin. Après l’interdiction d’un meeting contre la répression prévu pour le 21 décembre dans la salle Wagram, Fontenis accompagna Guérin au ministère de l’Intérieur, où on refusa de les recevoir, mais un télégramme de protestation fut adressé à François Mitterrand*, ministre de l’Intérieur à l’époque.
La FCL et son journal furent durement frappés par la répression gouvernementale. En été 1955, trois rédacteurs du Libertaire dont Georges Fontenis, furent inculpés d’atteinte à la sûreté extérieure de l’État. Ayant d’abord engagé un débat sur l’abstentionnisme devenu traditionnel chez les anarchistes, le CN de la FCL décida de participer aux élections législatives de 1956 sous le drapeau de la lutte contre la solution parlementaire. Les candidats de la FCL ne gagnèrent que 2 500 voix en moyenne, et Fontenis en vint à considérer cette décision de participer aux élections comme une erreur : en partie parce que ce tournant tactique a fait perdre des groupes actifs à la FCL (grâce à leur refus par principe de la participation électorale) ; en partie parce que des militants purent « se leurrer sur la portée de cette campagne électorale » (Changer le monde, p.129).
La répression continuant (poursuites, procès, saisies du journal), le CN de la FCL décida de supprimer Le Libertaire (surtout pour raisons financières) mais de continuer l’agitation contre la guerre en Algérie. Dans le numéro du Libertaire du 12 juillet qui annonça cette décision parut également un « Appel pour l’unité du front des révolutionnaires » signé par Fontenis et d’autres militants de la FCL aussi bien que par des militants trotskystes de diverses tendances. Cet appel n’eut aucune suite. Le lendemain, Fontenis et d’autres militants FCL furent arrêtés par la DST et interrogés longuement. Un dernier numéro du Libertaire parut le 14 juillet. Fontenis et deux autres poursuivis – Paul Phillippe et Gilbert Simon - croyant le pays à la veille d’une situation trouble, choisirent la clandestinité, tout en continuant de militer. Fontenis, muni de faux papiers, habitant à Paris dans un studio et soutenu financièrement par ses camarades, fut chargé des liaisons en province, créant des réseaux et établissant des contacts avec les militants d’autres organisations, notamment de la Nouvelle Gauche (Jacques Danos*, Daniel Guérin*, Yvan Craipeau…) et avec le FLN algérien. Un journal, La Volonté du peuple, imprimé péniblement et sur format réduit, fut distribué à partir du printemps 1957 aux portes de Paris et aux entrées d’usines ; et une revue, Les Cahiers de la critique sociale connut plusieurs numéros portant sur les événements de Hongrie, le matérialisme historique et autres questions théoriques.
Fontenis fut arrêté par la DST en juillet 1957. Condamné à près de deux ans de prison et des amendes pour plus d’un million de francs de l’époque, il bénéficia néanmoins de l’amnistie après la prise du pouvoir par le général de Gaulle et son élection à la présidence, mais l’amnistie ne couvrait que les peines de prison, les amendes (et celles de ses autres camarades) durent donc être payées. Ayant obtenu avec difficulté sa réintégration dans l’Éducation nationale au cours de 1958, il retrouva un emploi d’instituteur, mais les amendes furent largement payées par la solidarité des camarades jusqu’en mars 1960.
La FCL disparut en 1958, et Fontenis participa à un groupe de liaison d’anciens de la FCL qui prit le nom d’« Action communiste », et des contacts avec des éléments de l’opposition au sein du PCF (notamment trotskystes) et des éléments du groupe « Socialisme ou Barbarie » se poursuivirent. Action communiste ne vécut que quelques mois, et Fontenis entra au groupe « La Voie communiste », et bientôt dans l’équipe de rédaction de la revue La Voie communiste aux côtés de Denis Berger*, Félix Guattari* parmi d’autres, utilisant à cette époque un nouveau pseudonyme : G. Grandfond.
À la même époque, il milita discrètement avec le MPR (Mouvement populaire de résistance) antifranquiste, et retrouva des anciens camarades de la FCL dans l’anticolonialisme, les luttes syndicales (surtout avec l’École émancipée et avec ceux de la CGT qui ne suivaient plus les directives du PCF), les luttes contre le coup d’Alger et contre le retour du général de Gaulle (dans les « Comités de défense de la République », antifascistes).
Mais, comme d’autres anciens de la FCL, il se sentit quelque peu perdu pendant la période 1957-1968, et il se donna beaucoup à sa profession. Il intégra le stage de l’ENS de Saint-Cloud à la rentrée 1959. Il fut inspecteur en zone rurale (son passé lui interdisant la région parisienne) de 1962 à 1967, puis professeur de psycho-pédagogie à l’École normale d’instituteurs de Tours à partir de septembre 1967. Il passa avec succès, à Paris, l’examen de professeur de collège et de direction d’école.
En 1961, il entra dans la franc-maçonnerie qu’il avait autrefois combattue, non sans avoir consulté plusieurs camarades. Il n’y resta que quelques années.
À Tours, il prit contact avec des étudiants et avec des amis de La Voie communiste et côtoya beaucoup de militants « guevaristes ». Il constata « l’impuissance totale du mouvement libertaire » à la fin de 1967 et « la quasi-inexistence du mouvement libertaire organisé au sein des événements » de 1968 (Changer le monde, p. 156-6). Le 1er mai 1968, il lança avec Pierre Morain* un « Appel aux anciens de la FCL et aux militants de l’UGAC [Union des groupes anarchistes communistes] ».
Avec des cheminots appartenant à la minorité révolutionnaire de FO, des étudiants, des représentants des lycéens, des opposants communistes et des maoïstes de diverses variétés, Fontenis participa à la création à Tours d’un CAR (Comité d’action révolutionnaire), dont il devint un des principaux animateurs. Ce CAR regroupa des lycéens JCR (Jeunesses communistes révolutionnaires), des militants du PSU, de jeunes communistes, des maoïstes du PCMLF (Parti communiste marxiste-léniniste de France). De nombreuses activités furent menées en commun avec le PSU et avec l’UJCML (Union des jeunesses communistes marxistes-léninistes). Le CAR de Tours fut présent dans les universités, aux portes des usines et dans quelques entreprises (SNCF, Indreco, la SKF). Fontenis participa en tant que représentant du CAR de Tours aux assemblées qui se tenaient aux Arts déco. Le 31 mai 1968, le CAR adopta une « Plateforme pour une organisation révolutionnaire ».
En même temps qu’il participait au CAR de Tours, Fontenis et d’autres anciens de la FCL créèrent un groupe communiste libertaire dit Action Tours qui adhéra à l’UGAC. Fontenis participa également au CIMR (Comité d’initiative pour un mouvement révolutionnaire), fondé en juin 1968. Au sein de l’UGAC, il prit position contre les « spontanéistes » et en faveur, avec Guy Bourgeois parmi d’autres, d’une organisation spécifique structurée, capable de jouer un rôle d’avant-garde. Après une série de rencontres et de débats, Fontenis organisa avec Daniel Guérin une réunion nationale qui fut le congrès constitutif du Mouvement communiste libertaire (MCL), et qui se tint à Paris en mai 1969. Fontenis rédigea un « Texte théorique de base » ; Guérin devint responsable de son journal, Guerre de classes. Le MCL fut plutôt conseilliste.
Fontenis et Guérin, avec la majorité du MCL, soutinrent l’idée de fusion du MCL avec l’ORA (Organisation révolutionnaire anarchiste, organisation « plateformiste »), mais celle-ci n’eut pas lieu. En juillet 1971, quelques groupes de l’ORA (Organisation révolutionnaire anarchiste) fusionnèrent avec le MCL pour créer l’OCL (Organisation communiste libertaire) dont Guerre de classes devint l’organe. L’OCL connut une plus grande extension géographique et une implantation ouvrière accrue par rapport au MCL. Sur le plan théorique, l’OCL promut un syncrétisme des apports principaux du mouvement ouvrier antiautoritaire de la Première Internationale, de l’« anarcho-syndicalisme », du conseillisme et de la réflexion de Socialisme ou barbarie. Dans le cadre d’une apathie sociale grandissante à partir de 1974, l’OCL – au moins cette OCL première version - fut divisée et affaiblie par des débats provoqués par certains groupes ayant adopté des positions spontanéistes ou ultragauchistes, et fut dissoute en 1976.
Fontenis fut sympathisant de la tendance UTCL (Union des travailleurs communistes libertaires) au sein de l’ORA. En 1976, s’étant rebaptisée « OCL » (l’OCL deuxième version, donc), l’ORA exclut la tendance UTCL accusée d’« ouvriérisme ». En 1977, l’UTCL demanda à Fontenis l’autorisation de publier dans son organe, Tout le pouvoir aux travailleurs, un article issu de Socialisme et Barbarie (1954), sur l’activité syndicale. Fontenis assista au congrès constitutif de l’UTCL en 1978 et il donna son adhésion en 1980. La stratégie de l’UTCL était de construire une nouvelle organisation communiste libertaire au sein d’un pôle alternatif autogestionnaire et anticapitaliste plus large. Après des rencontres de l’UTCL avec diverses autres organisations de tradition anarchiste communiste ou communiste libertaire et la publication d’un « Appel pour une alternative libertaire » en 1989, fut créée en 1991 « Alternative libertaire » (AL), à laquelle Fontenis adhéra, l’UTCL s’étant autodissoute. Il resta à AL, qui affirmait être dès 2004 l’organisation politique libertaire la plus importante en France. Fontenis publia en 2002 Non-conforme, recueil de réflexions sur certaines « idées reçues » dans le mouvement révolutionnaire à propos de divers sujets (y compris l’État, l’antisémitisme, le sexisme…), réflexions qui firent « grincer bien des dents ».

ŒUVRE CHOISIE : Manifeste du Communisme libertaire, Éditions Le Libertaire, 1953 (réédition 1985). — Les Amis de Durruti, Éditions L, 1983. — Il y a 50 ans, le Front populaire, Éditions Alternative, 1986. – L’autre communisme, Éditions Acratie, 1990. — Changer le monde. Histoire du mouvement communiste libertaire (1945-1997), Éditions Le Coquelicot/Alternative libertaire, 2000. — Non-conforme, Éditions Bénévent, 2002.

SOURCES : Notes de Georges Fontenis. — G. Fontenis, Changer le monde, op.cit. — Entretien avec Gilbert Estève dans L’Ecole Émancipée (19 juin 2000), p.28-29. — Daniel Goude & Guillaume Lenormant, Une Résistance oubliée (1954-1957) : Des libertaires dans la guerre d’Algérie (film documentaire publié par Le Fil du Temps, Orléans, 2001). — Sylvain Pattieu, Les camarades des frères. Trotskistes et libertaires dans la guerre d’Algérie, Syllepse, 2002. — Notes de Robert Hirsch. — État civil de Paris XIVe arr. — Le Monde, 14 août 2010.

David Berry

Version imprimable de cet article Version imprimable