GARÇON Yves, Jean-Marie, Eugène

Né le 2 avril 1925 à Treffieux (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique), mort le 20 juillet 2001 à Nantes (Loire-Atlantique) ; enseignant ; résistant dans la Loire-Inférieure ; militant communiste de l’Essonne ; maire adjoint de Montgeron (Essonne) de 1977 à 1982.

Fils d’un négociant et d’une institutrice, Yves Garçon, après avoir obtenu le baccalauréat « Philosophie », s’engagea dans les Francs-Tireurs et Partisans français en juin 1944 et combattit dans la poche de Saint-Nazaire jusqu’au 28 février 1945. Il effectua son service militaire dans l’infanterie.

Yves Garçon entra à l’École normale d’instituteurs d’Angers (Maine-et-Loire) en octobre 1945. Il fut nommé instituteur en Loire-Atlantique en 1947 puis en banlieue parisienne. Il habitait La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine) en 1951 puis dans l’Essonne. Il fut détaché pour enseigner l’éducation physique puis devint professeur d’enseignement général des collèges.

Yves Garçon épousa Esther Gaudin, sténodactylo, résistante, militante communiste, fille de Pierre Gaudin*, interné à Châteaubriant, militant communiste, responsable syndicaliste. Le couple eut trois enfants dont Pierre-Louis Basse, écrivain et homme de radio, qui dédia son livre sur Guy Môquet. Une enfance fusillée « à Pierre Gaudin, mon grand-père,Esther et Yves Garçon , mes parents ». Il évoque : « le rôle qu’avait tenu Esther, ma mère, alors jeune résistante à Nantes : elle était parvenue, avec la complicité de mon grand-père, emprisonné dans le camp de Châteaubriant, et le soutien d’un dentiste à récupérer clandestinement les toutes dernières phrases écrites par les otages sur les cloisons de la baraque 6, dernière étape avec leur exécution ». (p. 17).

Le Syndicat national des instituteurs reçut l’adhésion d’Yves Garçon en 1947.

Il fut d’octobre 1945 à juillet 1946 le secrétaire des étudiants communistes à l’École normale d’Angers. Il adhéra au Parti communiste français au début de 1946 à Angers. Membre du comité de la section communiste de Nantes-Nord, chargé de l’éducation et des jeunes d’octobre 1948 à juillet 1949, inscrit au stage des instituteurs communistes organisé par le PCF, il ne se présenta pas en 1958. Il fut pendant ces années délégué au comité départemental du Mouvement de la paix dans la Seine.

Élu conseiller municipal et adjoint au maire de Montgeron (Essonne) en 1977, Yves Garçon était le vice-président de l’office municipal de l’éducation physique et des sports qu’il avait créé et qui était indépendant de la municipalité, le président étant un responsable associatif. En 1983, il était à nouveau le chef de file des communistes sur la liste d’Union de la Gauche. En 1982, il avait été le candidat communiste aux élections cantonales à Montgeron.

Veuf, retraité, Yves Garçon se retira à Saint-Brévin-les-Pins (Loire-Atlantique) où il fut enterré civilement. En souvenir de son épouse, il avait demandé que soit exécutée la musique du Temps des cerises.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article49447, notice GARÇON Yves, Jean-Marie, Eugène, version mise en ligne le 13 mars 2009, dernière modification le 28 mars 2010.

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Le Monde, 27 juillet 2001. — Pierre-Louis Basse, Guy Môquet. Une enfance fusillé, Stock, 2000. — Notes de Jacques Girault, de Lionel Lechevalier et de Claude Pennetier. — État civil de Saint-Brévin-les-Pins.

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