HÉNAULT Robess-Pierre

Par Paul Delanoue, Didier Sénécal

Né le 29 octobre 1881 à Saint-Georges-sur-Cher (Loir-et-Cher), mort le 21 mai 1963 à Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire) ; ancien cheminot ; militant communiste d’Indre-et-Loire ; maire de Saint-Pierre-des-Corps.

Robespierre Hénault dessiné par un interné du camp de la Haute-Barde
Robespierre Hénault dessiné par un interné du camp de la Haute-Barde
Communiqué par l’Association de la mémoire de la Haute-Barde.

Robess-Pierre (dit souvent Robespierre) Hénault était fils d’un charpentier de Saint-Georges qui ne cachait pas ses sentiments républicains. Après les élections municipales de 1919, Robess-Pierre Hénault fut élu maire socialiste de Saint-Pierre-des-Corps. Il se prononça pour l’adhésion du Parti socialiste à l’Internationale communiste, entra à la CE de la Fédération communiste et fut élu secrétaire fédéral en décembre 1921 en remplacement de Chevallier et le demeura jusqu’en 1924. Ancien cheminot, mutilé du travail (amputé d’un bras), il devint inspecteur d’assurances. En janvier 1923, il refusa de prendre une nouvelle carte de la Ligue des droits de l’homme pour respecter les décisions du IVe congrès de l’IC. Il fut emprisonné en juillet 1925, pour avoir tenu à Angers un discours contre la guerre du Maroc et ne fut libéré qu’en décembre. Maire de Saint-Pierre-des-Corps pendant tout l’entre-deux guerres (si l’on excepte les périodes de plusieurs mois où il fut suspendu en 1928 et 1929), il fut également élu conseiller d’arrondissement de Tours-sud en 1925. Il fut candidat dans le même canton en 1928, 1931, 1934 et 1937 ; il représenta le PC aux élections sénatoriales de 1932 à Tours et aux élections législatives de 1924, 1928, 1932 et 1936 dans la 2e circonscription de Tours. Jusqu’en 1937, il resta sans interruption membre du bureau régional du PC et fut même secrétaire régional un certain temps, fin 1933.

Au printemps 1940, il fut arrêté dans son bureau et interné au domaine de la Haute-Barde puis au camp d’Avrillé. Il aurait alors signé une déclaration acceptant la politique du maréchal Pétain, ce qui entraîna son exclusion du PCF.

Après la guerre, Robess-Pierre Hénault, après avoir eu quelques démêlés avec le PCF, cessa toute activité politique. Il refusa en 1955 de prendre la tête d’une coalition de droite contre la municipalité de Saint-Pierre-des-Corps.

Robess-Pierre Hénault était marié.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article4867, notice HÉNAULT Robess-Pierre par Paul Delanoue, Didier Sénécal, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 26 juin 2013.

Par Paul Delanoue, Didier Sénécal

Robespierre Hénault dessiné par un interné du camp de la Haute-Barde
Robespierre Hénault dessiné par un interné du camp de la Haute-Barde
Communiqué par l’Association de la mémoire de la Haute-Barde.

SOURCES : Le Réveil d’Indre-et-Loire, 1919-1922. — L’Avant-Garde, 1922-1932. — La Bataille, 1932-1934. — La Voix du Peuple de Touraine, 1936-1939. — Lettre du maire de Saint-Georges, novembre 1975.

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