GUILLORY Georges, Paul

Né le 31 janvier 1881 à Paris ; cheminot ouvrier ajusteur-mécanicien sur le réseau Paris-Lyon-Marseille ; syndicaliste, coopérateur et militant socialiste de la Seine.

Marié, père de trois enfants, Georges Guillory entra le 17 mars 1899 à la Compagnie des chemins de fer Paris-Lyon-Marseille, aux ateliers de réparation des machines. Militant syndicaliste au Syndicat national des chemins de Fer dont Marcel Bidegaray était le secrétaire général, il fut révoqué lors de la grève d’octobre 1910. Réintégré en 1916 par le Ministre des travaux publics SFIO Marcel Sembat, dont le chef de cabinet était Léon Blum*, il fut mobilisé dans son emploi pendant la guerre et devint membre de la commission exécutive de la Fédération nationale des Travailleurs des chemins de fer de France lors de sa création en janvier 1917.

Georges Guillory représenta le Réseau PLM puis le Réseau Tunisien (en 1919) au congrès fédéral de la Fédération. En avril 1920, bien que réélu au conseil fédéral, il démissionna pour protester contre l’exclusion du conseil fédéral de Marcel Bidegaray et Paul Le Guen. Il appartenait à la tendance majoritaire. Il fut secrétaire du Groupe d’études du syndicat de Paris-PLM, " organisme qui avait pour but l’élaboration du statut du personnel des chemins de fer et la mise au point de l’échelle des traitements ". Révoqué en mai 1920 pour faits de grève, il fut nommé archiviste de la Fédération des cheminots le 28 juin 1920. Membre de la XIe section de la Fédération socialiste de la Seine, il travaillait, en novembre 1920, dans un garage d’automobiles au 5 rue Taine. Au congrès de mai 1921 des cheminots d’Algérie, il fut élu au conseil fédéral.

Au congrès national CGT de Lille (juillet 1921), Georges Guillory représenta les syndicats du chemin de fer départemental de Saint-Quentin et Soissons (Aisne) groupant respectivement quatre-vingt-deux et quatre-vingt-douze adhérents. Il vota la motion majoritaire.

Militant syndicaliste coopérateur et socialiste, candidat aux élections pour le conseil général en octobre 1931 et en octobre 1934 dans le canton de Boissy-Saint-Léger (Seine-et-Oise), Georges Guillory se recommandait, à cette dernière date, par l’ancienneté de son activité professionnelle dans le même service et de son activité syndicale (vingt-huit ans pour l’une et l’autre).

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article4714, notice GUILLORY Georges, Paul, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 21 juin 2010.

SOURCES : Arch. Nat., F7/13662, F7/13665 et F7/13667, Ba 1417, rapport du 16 novembre 1920. — Compte rendu du congrès fédéral d’avril 1920. — A. Kriegel, Aux origines... op. cit., p. 419. — La Lutte sociale, 1921. —Compte rendu du congrès de Lille. — Le Travailleur de Seine-et-Oise, 18 octobre 1931 et 6 octobre 1934.

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